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Corps découvert à Pouembout : le petit-fils a reconnu les faits [Mà J]

meurtre pouembout
Découverte corps Pouembout. Meurtre
©DR
L’enquête avance après la découverte du corps d’un nonagénaire lundi dans une maison de Pouembout. Un petit-fils de la victime, souffrant de graves pathologies psychiatriques, a reconnu avoir frappé son grand-père. 
[MISE À JOUR 28 août]
On en sait un peu plus sur les circonstances de la mort d’un homme de 92 ans dont le corps a été découvert ce lundi dans l’après-midi à Pouembout, non loin du lycée Michel Rocard.
C’est l’un de ses petits-fils qui a retrouvé son aïeul gisant à son domicile, « présentant des blessures hautement suspectes à la tête » indique le procureur de la République.  « Le décès semblerait remonter à la veille ».
 

Un petit-fils souffrant de « graves pathologies psychiatriques »

L'enquête de la Gendarmerie a permis de s'orienter très vite sur l'hypothèse de violences exercées par un autre petit fils, « souffrant de graves pathologies psychiatriques et résidant dans une cabane à proximité des lieux ».
L’homme de 35 ans immédiatement placé en garde à vu a « reconnu avoir porté des coups à son grand-père notamment à l'aide d'un bâton ». Une arme par destination découverte par les gendarmes lors de la perquisition et « présentant des traces susceptibles de correspondre en effet à du sang ».
 

Hospitalisé d'office

Les troubles présentés par le mis en cause ont justifié au cours de la soirée son hospitalisation d'office en établissement psychiatrique.
Il ne sera donc pas déféré devant la justice ce mercredi. Pour autant, une information est néanmoins ouverte du chef de meurtre par ascendant. 

Responsables de ses actes ?

Le juge d'instruction ordonnera notamment une nouvelle expertise psychiatrique de l’intéressé.
Si les experts considèrent que la responsabilité pénale peut être retenue, un procès d’assises classique pourrait avoir lieu. 
Ils peuvent au contraire estimer que le discernement du mis en cause est aboli. C’est-à-dire que son état mental ne permettrait pas de retenir une responsabilité pénale. Auquel cas, la Chambre de l'Instruction, au terme de l'information, pourrait être saisie par le juge d'instruction. Cette même chambre de l'instruction engagera alors un débat sur la seule déclaration de culpabilité ou non de l'intéressé mais ne pourra prononcer aucune peine de nature pénale (type emprisonnement au camp est). En revanche, cette juridiction peut ordonner le placement en établissement psychiatrique.

Notez qu'une autopsie du corps de la victime aura lieu cette semaine. 

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