Les sciences et techniques de laboratoire se dévoilent à Pouembout

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Découverte des sciences à Pouembout
A Koné, des écoliers de Téari découvrent le monde scientifique, grâce aux élèves du lycée Michel-Rocard de Pouembout. ©Brice Bachon / NC la 1ère
Des élèves du lycée Michel-Rocard de Pouembout interviennent, en ce moment, auprès d’écoliers de l’école Teari, à Koné. Ils y parlent des moisissures, des bactéries et des levures. C’est un moyen d’aborder les sciences et techniques de laboratoire auprès des plus petits.

A l’aide de lamelles, de microscopes, de colorants et de présentations Powerpoint, des lycéens de la filière STL Sciences et techniques de laboratoire évoquent les produits fermentés à des enfants. Ces derniers ont confectionné du pain marmite avant les vacances. Ils glissent leurs yeux dans l’objectif, observent à quoi ressemble la levure, vue de près. "Ce travail permet de travailler la démarche d'expérimentation, avec l'observation au microscope, ce n'est pas quelque chose que l'on peut nous, avoir en classe et quand on a des intervenants, les enfants sont beaucoup plus attentifs" explique Anna Chaintreau, enseignante du CE2 A.

De leur côté, les lycéens, basés à Pouembout, gagnent en éloquence, apprennent à décrire ce qu’ils font et le matériel qu’ils utilisent au quotidien.

Le reportage de Gédéon Richard et Brice Bachon

©nouvellecaledonie


Unique établissement de Nouvelle-Calédonie à proposer une première et terminale STL, le lycée Michel-Rocard a mis en place cette filière pour des élèves de bon niveau. Au moins deux fois par semaine, ils font des expériences en classe. La dernière : mettre de la levure de boulangerie en contact avec des solutions acides, neutres ou basiques. "Là, c'était pour voir la voie d'attaque du glucose; une source de carbone, d'énergie et peut être consommé par les bactéries par deux mécanismes biochimiques différents " indique Violette Donnadieu, professeure en STL.

Ces lycéens de 16 à 17 ans viennent des quatre coins du pays. Passionnés de sciences, ils poursuivront en BTS ou vers des études plus longues, en Métropole. Ils trouveront du travail en laboratoire, en milieu médical, auprès d’organismes en lien avec le vivant ou dans les métiers de la mine.