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L’îlot Ténia grignoté par la mer

environnement boulouparis
Erosion de l'îlot Ténia, février 2018
En montant, la mer a fait tomber ou emporté une partie des abris dressés sur la plage. ©La 1ère / Karine Arroyo
Le climat qui change et le niveau de la mer qui monte transforment des merveilles de la nature comme l'îlot Ténia. Année après année, ce petit bijou du lagon calédonien est raboté par l'érosion. Sa faune perd du terrain, et l'homme aussi.
A marée haute, plus de sable blanc autour de Ténia. Les Calédoniens qui n’ont pas mis le pied depuis longtemps sur l’îlot de Boulouparis risquent de ne pas le reconnaître. Ce petit bijou du lagon, merveilleux spot pour le camping, le surf ou le kite-board, est métamorphosé par la montée de l’eau et par l’érosion.
Le dossier de Karine Arroyo et Nicolas Fasquel.
©nouvellecaledonie

L'impact sur la faune

Après neuf ans de gérance et d’entretien sur Ténia, Charly Lion dresse un constat alarmant. L’îlot emblématique de la côte Ouest se dégrade sous nos yeux. L’érosion est telle qu’elle touche presque le cœur de l’île. Où les tortues pondent-elles? Comment les sternes nidifient-elles sur le sable, alors que les protections ont été balayées? Les puffins sont-ils menacés?

Hyper-fréquentation

Quant aux humains, ont-ils toujours leur place? En plein été, il peut y avoir jusqu’à 300 personnes sur l’îlot Ténia, si apprécié pour passer les longs week-ends. L’hyper-fréquentation ajoute ses effets aux autres phénomènes qu'il subit.