Micro-folie de Dumbéa : un micro musée, qui en fait un maximum

Micro-folie de Dumbéa.
La "Micro-folie" de Dumbéa a ouvert officiellement ses portes au public, ce samedi 7 mai. Dans ce musée numérique, près de 40 000 œuvres, issues des collections de douze musées nationaux, se trouvent en accès libre. Les "micro-folies" visent à réduire la fracture culturelle, il en existe 200 dans le monde. Celle de Dumbéa est la première du Pacifique.

Des fauteuils confortables, des tablettes numériques et un écran géant, logé dans un espace de 30 mètres carrés, qui donne à voir et entendre des dizaines de milliers d’œuvres : c’est l’exploit réalisé par la Micro-folie de Dumbéa, qui a ouvert ses portes ce samedi. Fabian et Zinia ont découvert Les Noces de Cana de Veronese. Ce tableau de 70 m2 , sept mètres de haut, exposé au Louvre, n’avait aucune chance d’arriver un jour en Calédonie. "Première fois que je vois un tableau comme ça !", se réjouit la jeune fille.

Véritable fenêtre sur le monde

Ce samedi 7 mai, petits et grands ont pu découvrir la micro-folie de Dumbéa.


Ludique, la Micro-folie se veut une fenêtre sur le monde, à portée de main. "On peut zoomer, les détails sont incroyables. Le but de cette médiation c'est de vous donner envie d'en découvrir plus, de revenir, de poser des questions", explique Laura Goujon, l'une des deux médiatrices culturelles présentes toute la semaine dans cet espace 100% gratuit. Elles invitent les jeunes à venir dès la sortie de l'école. Une activité extra-scolaire enrichissante. "Le concept de ce musée numérique, c'est de réduire les différences, les inégalités sociales et géographiques. On n'a plus besoin de voyager."

La révolution du numérique

Porté par le ministère de la Culture et le parc de La Villette à Paris, le projet Micro-folie compte parmi ses partenaires les musées les plus prestigieux, mais également l’opéra de Paris et Universciences. Dumbéa rejoint ainsi un réseau de 200 musées numériques, le premier du genre dans le Pacifique. "Le numérique permet l'accès à ces œuvres en Nouvelle-Calédonie, ce qui ne serait pas le cas avec un musée traditionnel. Vu la diversité et le nombre d'œuvres, il faudrait des dizaines d'heures et des institutions culturelles pour les découvrir. Là, l'outil numérique prend tout son sens" explique Célia Martin, cheffe du service culture et patrimoines à la mairie.

Musée "pliable", facile à déplacer, la Micro-folie de Dumbéa devrait à terme voyager à travers la ville, pour amener ces œuvres prestigieuses au plus près des Calédoniens.