Le choix technologique a été acté par Nouvelle-Calédonie Énergie ce vendredi 20 décembre : ce sera le gaz naturel liquéfié (GNL) qui viendra alimenter la future centrale électrique de Doniambo. Elle permettra de répondre aux besoins en électricité du réseau public et de la Société Le Nickel.
Alix Madec avec L.C •
En août dernier, le choix du combustible était encore discuté. On sait désormais que la centrale électrique pays au gaz, viendra remplacer celle au fioul déjà existante de Doniambo. Ce choix permettra l'alimentation en électricité du réseau public et de la société le Nickel, à hauteur de 200 mégawatts, en réduisant son coût de 30%.
Il a été retenu d’utiliser un grand méthanier, c’est-à-dire un navire servant à transporter du gaz naturel liquéfié dans ses citernes. Ce dernier sera converti pour permettre le stockage et la regazéification. Les réserves seront approvisionnées régulièrement par un méthanier naviguant.
Si le choix du combustible a longuement été étudié, selon les responsables de Nouvelle-Calédonie Énergie, « l’alternative hybride du photovoltaïque serait trop coûteuse ». Elle doublerait les coûts du projet et donc les coûts pour les Calédoniens, en raison des lignes à haute tension dédiées, situées trop loin du site, notamment à la Tontouta.
« La centrale pays au gaz naturel va effectivement diminuer l’impact environnemental comparé à Doniambo, avec une réduction très significative des gaz à effet de serre . On va diminuer d’au moins de moitié les émissions de CO2 » indique Chris Fouqueray.
Chris Fouqueray, directeur de Nouvelle-Calédonie Energie, au micro d'Alix Madec.
Centrale pays interview Chris Fouqueray
Des dates à retenir
La centrale électrique aurait une durée de vie estimé à 25 ans. Coût total de l'opération : entre 70 et 111 milliards de francs CFP, financés par des investisseurs privés, dont Nouvelle-Calédonie Énergie est encore à la recherche.
Pour le financement du projet et sa construction, le lancement des appels d'offres a été acté : il devrait être lancé au deuxième trimestre 2020.
Le projet de raccordement est quant à lui prévu pour fin 2023, avec des premiers essais possibles en 2024.
Le reportage de Laurence Pourtau et Claude Lindor.