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Premier bilan pour les navettes maritimes du Mont-Dore

Le syndicat mixte des transports urbains SMTU assure un service de navettes maritimes entre le Vallon-Dore et Nouméa depuis le 11 mars dernier. Après quatre mois d’expérimentation, il est temps de faire le point.

© Françoise Tromeur
© Françoise Tromeur
  • Martine Nollet (CM)
  • Publié le
Avec quatorze services par jour, les navettes maritimes en place depuis mars dernier, entre le Mont Dore sud et Port Moselle, ont déjà transporté près de 2 700 personnes.
« Nous avons des taux d’occupation aux heures de pointe qui sont souvent presque à 100 % » souligne Christophe Denis chef du service exploitation. « Ce sont les deux services de 6 h et 6 h 30 qui sont souvent pleins le matin et les deux services de 16 h 30 et 17 h le soir aussi. Entre les deux, les autres services souffrent d’un manque de fréquentation évident ». 
 

Les usagers satisfaits 

Une enquête de satisfaction est en cours, et les premiers éléments montrent que les usagers sont très satisfaits des navettes maritimes. « Les gens sont ravis de l’accueil, du temps de parcours qui a cinq minutes près est garanti, le prix du ticket est 280 francs pour un voyage, çà équivaut à un tarif deux zones du réseau Carsud » indique Christophe Denis.
Hélène Tanguy utilise quasiment chaque jour ces navettes depuis quatre mois. Et elle préfère de loin, cette alternative à la voiture. « C’est que du bonheur » confie-t-elle, « il faut que çà continue » :

Navette maritime Mont-Dore itw Hélène Tanguy



Le bilan est donc positif et l’expérimentation sera sans doute prolongée jusqu’à la fin de l’année, notamment pour consolider le taux d’expérience.
L'arrivée à Port-Moselle © Françoise Tromeur
© Françoise Tromeur L'arrivée à Port-Moselle
 

Un service coûteux 

Mais si le service est attractif, il reste encore trop coûteux selon Christophe Lefèvre, directeur du SMTU : « Il faut savoir que lorsque quelqu’un prend le bus et paye 280 francs pour relier le Mont-Dore à Nouméa, la collectivité va payer autant pour pouvoir assurer le service de transport, soit un rapport de un à deux. Pour les navettes maritimes, entre le coût et la recette, on est plus dans un rapport de un à dix voire un à douze. »
En terme d’intérêt général, la question se pose donc de savoir si ce service de transport maritime doit être rendu avec un tarif si bas ou s’il doit être transféré sur des circuits routiers, en autobus. 
 

Un appel d'offre 

Un appel d’offre a été lancé en direction de tous les professionnels du monde maritime pour un nouveau navire, de plus grosse capacité, qui tienne mieux la mer, et offre un meilleur service.

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