Grève à la SLN : inquiétudes sur l’avenir de l’entreprise

nickel nouméa
Le SGTINC exprime l'inquiétude de salariés lui étant affiliés
Le SGTINC exprime l'inquiétude de salariés lui étant affiliés ©Lina Waka-Ceou / NC la 1ère
Ils craignent une faillite de la SLN et donc la perte de leurs emplois, les membres du SGTINC-CGC étaient en grève ce mercredi 14 septembre. Ils dénoncent une mauvaise gestion du prêt de 63 milliards consenti par l'Etat et le groupe Eramet, et en appellent au ministre délégué aux Outre-Mer, en visite à ce moment-là en Nouvelle-Calédonie.

Des banderoles pour alerter le ministre des Outre-Mer de la situation de la SLN, des salariés de l’usine de Doniambo, mais aussi des agents travaillant sur les mines de Népoui, Thio, Kouaoua, ou encore Tiébaghi. En cause, la gestion par la direction de la SLN du prêt de 63 milliards consenti par l’Etat et le groupe Eramet que dénonce clairement Glen Delathière, délégué syndical SGTINC-CGC : « sachant qu’on a eu ce prêt de l’Etat de 63 milliards en 2016, il nous reste que quatre milliards".

Demain si on a plus cette sécurité, au niveau du prêt de quatre milliards, il risque d’y avoir un plan de redressement judiciaire ou un plan de fermeture de la SLN

Glen Delathière

Requête d'assistance

Pour le premier syndicat de la SLN affilié à l’UTCFE-CGC, la direction a manqué de transparence sur la gestion du prêt envers ses salariés et les Calédoniens.

SLN, grève, SGTINC
La transparence de la direction, mise à mal par le mouvement ©Lina Waka-Ceou / NC la 1ère

Dans le collimateur du syndicat également, le plan de performance, le manque d’anticipation de la direction et ses mauvais choix d’investissement notamment en matière de sécurité.

La demande actuelle de notre organisation, c'est de réunir tous les partenaires que ce soient l’Etat, Eramet, la SLN, autour d’une table avec le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pour discuter et, derrière, être associée s’il devait y avoir un nouveau plan pour la SLN

Germain Djawari, délégué syndical central SGTINC-CGC

Le SGTINC-CGC a envoyé, en ce sens, une lettre à Jean-François Carenco. Le syndicat précise enfin qu’il ne s’oppose pas à l’arrivé de la centrale accostée temporaire mais que cette solution est supposée « être temporaire ».

Voyez le reportage de Dave Waheo-Hnassoon et Linda Waka-Ceou :

©nouvellecaledonie

Une délégation du SOENC-nickel a elle aussi été reçue jeudi 15 septembre par le cabinet du ministre délégué aux Outre-Mer pour faire part de ces préoccupations et inquiétudes. Ces dossiers devraient être évoqués lors d'une rencontre avec la direction générale de la SLN, en préalable à une réunion au ministère des Outre-Mer, en décembre prochain.