Perfusions pour nourrissons contaminées en France : quel est le risque en Nouvelle-Calédonie ?

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Poches de nutriments pour nourissons
©NC1ère
Au mois de décembre, trois nourrissons prématurés sont morts en métropole. Leur décès a vraisemblablement été causé par des poches de nutriments contaminées. Comment se préparent ces perfusions et existe-t-il un risque de contamination en Nouvelle-Calédonie ? 
Au mois de décembre dernier, trois nourrissons prématurés, hospitalisés au service de néonatalogie de l’hôpital de Chambéry, en métropole, sont décédés à six jours d’intervalle. Un quatrième est sauvé in extremis. 
 
Le parquet de Chambéry a ouvert une enquête le 23 décembre. Rapidement, les poches de nutriments données aux nourrissons sont mises en cause. Notons cependant que ce mardi, l’origine exacte de l’infection des poches incriminées n’était pas encore connue. 
 
Les poches de nutrition sont des compléments alimentaires, dont le contenu est injecté aux prématurés par intraveineuse. Ceux-ci sont nécessaires à leur alimentation. Entre 5 et 10 poches doivent leur être administrées quotidiennement.
 
La préparation des poches est délicate. Elle nécessite beaucoup de mesures de précaution, notamment des manipulations dans un environnement entièrement stérile, de manière à éviter tout risque de contamination, les prématurés n’ayant pas encore un système immunitaire suffisamment développé pour les protéger. 
 
L’incident de Chambéry a suscité beaucoup d’émotion et soulevé des questions quant à la provenance des poches et les possibles risques de contamination dans d’autres hôpitaux.  
 
En métropole, les hôpitaux préfèrent acheter les poches de nutriments prêtes à l’emploi à des sous-traitants. Dans l’affaire de Chambéry, le laboratoire Marette, établi dans le Calvados, a ainsi reconnu avoir fourni les poches de nutrition. 
 
Le C.H.T de Nouméa, quant à lui, ne risque pas d’acheter des poches infectées. Les perfusions sont en effet préparées sur place, au sein même de l’hôpital. « Ce ne sont pas des poches importées de métropole », confirme le Dr. Florence Bosselut, de service de néonatalogie. 
 
Pour renforcer la sécurité et le contrôle, le C.H.T de Nouméa a aussi mis en place une procédure de tracabilité de tous les produits pharmaceutiques et l’établissement fait de plus partie du réseau nationale de veille sanitaire. 
 
Retrouvez le reportage en image de Thierry Rigoureau et Judith Rostain

Gestion des poches parentérales au CHT de Magenta from NC 1ère web on Vimeo.