Transport : Aircal a terminé la révision locale d’un de ses avions

transports nouméa
Révision Check C d'un avion d'Air Calédonie à Nouméa, 2021
L'opération "Check C" sur cet ATR 72 d'Aircal a duré sept semaines. ©Air Calédonie
Un ATR 72 d'Air Calédonie a terminé la grosse opération de maintenance qui l'a immobilisé durant un mois et demi. Une intervention qui s'est faite localement pour la première fois. Elle sera menée d'ici un mois sur un deuxième appareil.

Et de un. Après sept semaines d’intervention et un changement de moteur, le F-OZKN d’Air Calédonie en a fini avec son "check-C". Une importante visite de maintenance reconduite tous les deux ans. Jusque-là en Nouvelle-Zélande, mais la pandémie et les fermetures de frontières ont contraint la compagnie aérienne à changer ses plans.

A Magenta

C’est donc à Nouméa, à l'aérodrome de Magenta, que l’ATR 72 a été scruté sous tous les angles, entre le 21 juin et le 30 juillet. Au menu : "inspections par des instruments de mesure de précision, tests fonctionnels et opérationnels des équipements, recherche de défauts, rafraîchissement de la cabine, vérification des moteurs, des trains et du cockpit". Avec à la clé le remplacement et le reconditionnement des équipements nécessaires, "conformément aux directives du constructeur"

"Bilan positif"

L’opération n’a pas eu d’incidence sur la desserte et Air Calédonie l’assure, le bilan est positif : "les équipes ont su s’adapter et se mobiliser autour de cette maintenance particulière, preuve à nouveau du savoir-faire calédonien", écrit la société dans un communiqué. "La visite se termine dans les délais et l’avion est prêt à être remis en ligne pour assurer pleinement sa mission à la veille des vacances scolaires d’août."

Hangar adapté

Dans un mois, un deuxième appareil sera passé au crible du "check-C". L’intervention sur le F-OZNO est prévue du 30 août au 8 octobre. Au-delà, Aircal étudie l’opportunité de pérenniser cette maintenance en interne, même après la réouverture des frontières. En y voyant une condition : "A ce stade, il est crucial de pouvoir travailler avec d’autres partenaires et en lien avec les autorités et le gouvernement pour mettre à disposition un hangar adapté, permettant d’immobiliser un avion sur plusieurs semaines sans impacter les maintenances nécessaires à l’exploitation."