Quinze Calédoniens bouclent avec succès leur formation à l'école de gendarmerie

coronavirus
Promotion de sous-officiers calédoniens à l'école de gendarmerie de Rochefort, juillet 2020
Les quinze jeunes Calédoniens envoyés à cette formation ont tous réussi. ©René Molé
Les voilà sous-officiers du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie. Après six mois de formation en Métropole, marqués par la pandémie et le confinement, quatorze Calédoniennes et un Calédonien accèdent au grade de maréchal des logis. Et s'en vont rejoindre leur affectation.
La cérémonie s'est tenue jeudi, à l'école de gendarmerie de Rochefort, en Charente-Maritime. En présence des proches qui pouvaient être présents, elle a sanctionné six mois d'efforts et de travail en vue d'intégrer le corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale. Et dans la promotion, il y avait quinze jeunes Calédoniens.

 

Concours externe

Ils obtiennent leur «brevet élémentaire de spécialiste» et un grade de sous-officier, celui de maréchal des logis. L'an dernier, les quatorze filles et un garçon ont passé un concours externe. En février, ils ont rejoint cette structure de Nouvelle-Aquitaine, plus précisément sa caserne Sous-lieutenant Aubry. 
 
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«On s'est encouragés»

«C'était une formation assez dure. On est arrivés fin février, en plein Covid. On avait qu'une envie, c'était rentrer chez nous, en Calédonie !», relate Valentina Nénou avec un petit rire. «Mais après, on s'est regroupés. Dès qu'on arrive en France, on n'est qu'une seule famille. On s'est encouragés. On a dit : "Nos familles nous ont laissé partir. Alors, c'est pas aujourd'hui qu'on va baisser les bras."»
 

Dédicace aux familles

La jeune femme dédie d'ailleurs cette réussite à sa famille en Calédonie, comme les autres heureux diplômés que nous avons interrogés. Valentina, affectée à Metz à la région de gendarmerie de Lorraine, a une pensée particulière pour sa petite sœur décédée il y a trois ans. 
 

Stages

Salomé Liufau évoque quant à elle sa maman qui s'en est allée en mai dernier. Son poste va l'amener en Haute-Marne, à l'école de gendarmerie de Chaumont. La remise du diplôme ? «C'est une libération, après ces mois de formation. On a fait des stages au niveau de nos unités et, on a réussi ! On est super fiers pour nos familles encore au pays.»
 
Promotion de sous-officiers calédoniens à l'école de gendarmerie de Rochefort, juillet 2020
©René Molé
 

Affectations

«Ça signe la fin, ça fait six mois qu'on est là, ça fait du bien ! », ajoute Mélissa Ali Saïd dit Saïd Ali, qui part à la direction générale de la gendarmerie, dans la région parisienne. Île-de-France aussi pour Kevin Deseigne. Le seul garçon de la bande est affecté à Beynes, département des Yvelines  - «c'est dans la campagne, et c'est ce que je voulais». Méry Mala se dirige pour sa part vers Orléans, dans le Centre-Val de Loire. Elle, travaillait dans le secrétariat à Nouméa pour le commandement de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie, avant de suivre cette formation.
 

Différents métiers

Dans le corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie, on effectue des missions qui vont de la gestion logistique et financière à l'armurerie et la pyrotechnie, en passant par la restauration collective. Après quatre ans en Métropole, nos maréchaux des logis calédoniens pourront aspirer à un retour sur le Caillou, sous réserve que des postes s'y libèrent. 

La vidéo de René Molé : 
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