Référendum sur le mariage gay en Australie : la date du 11 février 2017 validée par le gouvernement

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Manifestation à Sydney en faveur de la légalisation du mariage entre personnes de même sexe
Manifestation à Sydney en faveur de la légalisation du mariage entre personnes de même sexe. ©ABC
Malcolm Turnbull, le Premier ministre australien, l'avait promis lors de la campagne électorale : un vote sur la légalisation du mariage entre personnes de même sexe serait organisé. Ce pourrait être le 11 février : c'est la date proposée par la majorité, mais le parti travailliste doit l'approuver.
Il y a un an, Malcolm Turnbull renversait Tony Abbott à la tête du parti Libéral et, par conséquent, du pays. Les deux hommes sont en désaccord sur de nombreux sujets, dont le changement climatique, la République et le mariage homosexuel. Mais après sa prise de pouvoir, Malcolm Turnbull a décidé de faire sienne la proposition de Tony Abbott : organiser un plébiscite sur la question plutôt que de faire voter le Parlement.
 
Un plébiscite est un référendum, dont la question n'a pas de conséquence sur la constitution. Cette question, elle vient d'être formulée : « La loi doit-elle être changée pour permettre aux couples de même sexe de se marier ? »
 
Le gouvernement s'est mis d'accord sur cette formulation, ainsi que sur une date : le 11 février 2017. Malcolm Turnbull l'a annoncé aujourd'hui : « Le gouvernement a donné son accord, le parti Libéral aussi. Le projet de loi pour organiser le référendum sera soumis au Parlement cette semaine. La Chambre des représentants va l'approuver, j'en suis sûr. Ensuite, il y aura l'étape du Sénat. Et la seule personne qui empêche les Australiens de donner leur avis sur cette question le 11 février, c'est Bill Shorten. »
 
Bill Shorten, le chef de file des travaillistes, qui milite en faveur d'un vote au Parlement. Demander aux citoyens de se prononcer directement, c'est laisser la porte ouverte à l'homophobie, d'après lui.
Beaucoup dénoncent aussi le coût du référendum, évalué à 160 millions de dollars. Le gouvernement prévoit en outre de financer la campagne des partisans du 'oui' et du 'non' à hauteur de 15 millions de dollars - chaque camp disposera de 7,5 millions.