Rencontre avec Célestin, victime d’un AVC

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©NCla1ère
La journée internationale de l'accident vasculaire cérébral ce 29 octobre est toujours l'occasion de rappeler les symptômes brutaux, et la réactivité qu'il faut déployer pour être pris en charge le plus vite possible aux urgences. Rencontre avec un patient au centre de rééducation de Dumbéa.

Victime d’un AVC il y a quelques mois alors qu’il était au volant de sa voiture à Lifou, Célestin Xanatre revient de loin.
Evacué au dispensaire de Xepenehe puis au Médipôle, il se passe six heures avant qu’il arrive aux urgences. Un laps de temps très long : impossible alors de dissoudre le caillot de sang dans son cerveau par un médicament spécifique. Une partie de ses neurones n’a pas été oxygénée. 

Trois mois de rééducation

Mais après trois mois au CSSR ( centre de soins de suite et de rééducation), Célestin progresse.
" Ton hémiplégie évolue assez favorablement, tu as presque une autonomie pour te déplacer avec ta canne sur bientôt 50 mètres, et tu vas retrouver une autonomie pour faire des parcours beaucoup plus longs et à la maison, tu pourras reprendre une autonomie totale et vivre presque normalement" lui explique le Dr Guy Egon, médecin spécialisé en rééducation au CSSR.

Des signes à connaître

Comme Célestin avant, peu de gens connaissent les symptômes d’un AVC ; en une fraction de seconde, paralysie ou engourdissement d’une partie du visage, ne plus pouvoir parler, maux de tête violents avec vomissements et vertiges…
Ce patient joyeux remercie tous les jours ses kinés, ergothérapeutes, neuro-psychologues, parce qu’il se reconstruit petit à petit. 
"Il a aussi d’autres séquelles qui sont en train d’évoluer telles que des séquelles intellectuelles, des troubles de l’attention. Il a aussi eu des petits troubles de la déglutition initialement et surtout une hypophonie, c’est à dire que sa voix n’est pas très forte" raconte le Dr Egon. 

Ce samedi 30 octobre, Célestin fête son 70ème anniversaire. Et il a hâte de retourner à Lifou.  
Le reportage de Karine Arroyo et Gaël Detcheverry

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