Report du référendum : qui est pour, qui est contre ?

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Washetine, Backès, Dunoyer
©NCla1ère
Le FLNKS souhaite le report du deuxième référendum au 25 octobre ou au 1er novembre prochain. En raison du report du second tour des municipales, les indépendantistes craignent que la période de campagne ne soit trop courte. Une partie des non-indépendantistes s'y oppose.
Maintien du deuxième référendum le 6 septembre ou report au 25 octobre, voire au 1er novembre prochain ? Une modification du calendrier référendaire souhaité par le FLNKS. 
 

Une campagne trop courte pour le FLNKS

En raison du second tour des municipales, prévu dans un mois, dans un contexte de crise sanitaire, le front indépendantiste craint que la période de campagne ne soit trop courte. Cinq mois en 2018 contre deux cette année.
« Le temps est contraint, donc on souhaiterait qu'on ait assez de temps pour mener campagne » expliquait dans le JT du 24 mai Charles Washetine, le porte-parole du Palika et membre du FLNKS. « Evidemment, on a entendu la réaction des autres en face qui disent qu’il y a une forme d’équité qu’on maintienne le 6 septembre, au nom de la parole donnée au comité des Signataires dernièrement. Malheureusement, le virus s’est invité entre-temps. Il faut qu’on donne toutes les chances à cette campagne pour que les Calédoniens sachent précisément ce qu’il en retourne au lendemain du prochain référendum ». 
 

Un engagement pour l’Avenir en confiance 

Un report qui ne fait consensus au sein des partis non-indépendantistes. L’Avenir en Confiance affiche clairement son opposition. Le référendum doit avoir lieu le 6 septembre comme prévu.
«  C’était un engagement qui a été pris au comité des Signataires. Ensuite, parce qu’il n’y a aucune raison, il n’y aura aucun changement de conditions entre le 6 septembre et le 25 octobre. On aura les mêmes conditions de quarantaine sans doute, puisqu’à moins qu’il y ait un vaccin surprise qui soit trouvé, on risque d’être dans les mêmes conditions. Donc, il n’y a pas de raison valable de reporter le référendum » souligne Sonia Backès pour l’Avenir en confiance. « Et puis en plus, on est un peu étonné de la démarche, c’est-à-dire que s’adresser à l’Etat pour demander ce report sans même en avoir parlé aux différents groupes politiques, je trouve que c’est dommage, dans le processus qu’on a initié les uns et les autres ».
 

Un référendum qui pourrait être dégradé pour Calédonie ensemble 

Pour Calédonie Ensemble, en revanche, le report doit être privilégié afin que « le référendum ne soit pas dégradé dans ses conditions de préparation » a déclaré le député Philippe Dunoyer, le 17 mai dernier.
« On voit maintenant que le deuxième tour pourrait avoir lieu fin juin, c’est à dire deux mois juste avant le référendum, donc un : il y aura confusion, deux : il y a le Covid, il y a quand même 15 000 personnes qui sont au chômage partiel, combien vont finir au chômage, on n’en sait rien. La préoccupation des gens en ce moment, c’est de maintenir leur emploi, de redresser leur entreprise. Est-ce que c’est véritablement d’aller voter, pour le second tour des élections municipales et pour un référendum ? Bien sûr c’est important, mais ils auront peut être d’autres soucis. Il faut en tous cas que le référendum, s’il doit avoir lieu, quand il aura lieu, il ne soit pas dégradé dans ses conditions de préparation ». 

Charge maintenant à l’Etat de décider par décret de reporter ou non la date de la consultation. L’Etat qui doit déjà faire parvenir aux indépendantistes, avant fin juillet, sa réponse concernant ses futures relations avec la Calédonie en cas de oui à l’indépendance.
Le point avec Sheïma Riahi et Laura Schintu 
©nouvellecaledonie
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