Théâtre : Célia Chabut et "Massacre à la princesse" passent l'été à Avignon

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Massacre à la princesse à Avignon, Célia Chabut
Une représentation de "Massacre à la princesse" lors du Festival Off d'Avignon, en juillet 2021. ©Facebook Célia Chabut
Créée à Nouméa en 2017, "Massacre à la princesse" est partie tenter sa chance dans l’Hexagone avec l'une de ses comédiennes d'origine. Au Festival Off d'Avignon, trois princesses déjantées brisent donc les mythes des contes de fées, jusqu'à la fin juillet. 

Pour Célia Chabut, c’était un rêve. Et voilà qu'elle joue Massacre à la princesse sur une scène d'Avignon, le Palace. La pièce décalée qui s'est taillée un franc succès en Calédonie participe au Festival Off, depuis le 7 juillet et jusqu'au 31. Avec un bouche à oreille qui fait son œuvre, dans le contexte difficile de Covid. 

Ecoutez Célia Chabut au micro de Tessa Grauman :

Massacre à la princesse à Avignon, Célia Chabut

 

On est agréablement surpris, le public est au rendez-vous.

Célia Chabut, comédienne et co-auteure de Massacre à la princesse 

 

Il faut dire qu'à Avignon, c’est une tradition : les compagnies qui s’y produisent le soir font de la retape dans la rue durant la journée. Célia et ses deux comparses, Estelle Milord et Virginie Stref, tractent au quotidien, en costumes de princesse, pour attirer le public à leur spectacle.

Jouer le spectacle à Avignon, c’est pouvoir le présenter au public, et aux programmateurs de salle.

Célia Chabut

 

L'envers des contes

Massacre à la princesse dézingue les mythes de Cendrillon et ses compagnes d’infortune, Blanche-Neige et la Belle au bois dormant. Sur fond de meurtres en série qui ciblent les princesses de contes de fées, la pièce - interdite aux moins de seize ans - raconte comment les ingénues s'avèrent des femmes lubriques et dominatrices. 

Elle a été écrite en Calédonie, par trois comédiennes bien connues du Caillou : Maité Siwene, Sam Kagy et Célia Chabut. Celle-ci cherche à faire tourner les princesses un peu partout dans l’Hexagone. Mais elle n’oublie jamais de dire au public où elles sont nées. 

Un reportage de Tessa Grauman :

Massacre à la princesse jouée à Avignon