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Touho célèbre le manioc et le taro

En Nouvelle-Calédonie, la commune de Touho accueille ce week-end la 13ème édition de la Fête du Manioc et du Taro. Cet évènement est attendu par sa population. Une quarantaine de stands de produits du terroir sera mis en valeur sur le site de Vieux-Touho.

© NC 1ère
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  • Cédrick WAKAHUGNEME
  • Publié le

La tribu de Tiwaé, à une dizaine de minute du village de Touho. Sabre d’abattis et sac cabas à la main, Andy Poinine scrute avec beaucoup d’attention ses feuilles de maniocs. Grâce à cette technique de reconnaissance, la jeune femme peut, sans hésitation, récolter ses précieux tubercules. « On reconnait que le manioc est bon », confie l’agricultrice, « quand il n’a presque plus de feuille et qu’il possède des grappes de fruits ronds de couleurs oranges ». Dans ce champ, l’enfant de Tiwaé cultive le manioc appelé « trois mois ». Comme son nom l’indique, ce tubercule est récolté après trois mois de gestation sous terre. « Le procédé est simple. On arrache carrément les tiges de maniocs », insiste la jeune femme, « on récupère les tubercules. On replante par la suite les boutures. Il faut attendre encore trois mois pour que çà repousse ».

Le manioc : un tubercule facile à travailler

La culture du manioc a toujours existé sur la commune de Touho. On le cultive pour se nourrir, pour les cérémonies coutumières et pour le vendre au marché communal. « Ici à Touho, cela a toujours été comme çà », souligne Germaine Tidada, la présidente de l’association pour l’initiative et l’animation de Touho. « On doit toujours apprendre à nos enfants qu’il faut travailler pour manger. Aujourd’hui, le tubercule le plus facile à travailler, c’est le manioc ». La terre est fertile et les plantations se multiplient. « A la différence des tribus du bord de mer, celles des montagnes sont obligées de mettre des enclos autour des champs pour éviter l’invasion de cochons sauvages et de cerfs », rajoute l’agricultrice.

Bientôt les festivités ce week-end

Chaque participant est autorisé à vendre jusqu’à 15kg de ses produits phares. Plusieurs activités seront proposées aux visiteurs et la commune entend mettre en valeur les sites touristiques. « A travers cet évènement, on met en avant nos prestataires touristiques », indique Valérie Kasanwardi, l’animatrice du Tourisme et du Développement. Autre temps fort ce week-end,  la construction d’une case du destin commun. Cette case marque la coopération entre la commune du Nord, le Vanuatu et l’île d’Ouvéa. En plus des animations, les groupes de la région participeront une fois de plus à l’évènement.

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