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Des transplantations embryonnaires sur des brebis locales

Pour la première fois en Nouvelle-Calédonie, des transferts embryonnaires en frais sont réalisés sur des brebis locales. Ce projet inédit vise à accélérer l'expansion de la race Sud-Africaine Dorper, utilisée par les Australiens, afin d’augmenter la production locale en viande ovine.

Le transfert embryonnaire ovin en frais est une première en Nouvelle-Calédonie. © Martine Nollet/1ère
© Martine Nollet/1ère Le transfert embryonnaire ovin en frais est une première en Nouvelle-Calédonie.
  • Martine Nollet (Sheïma Riahi)
  • Publié le , mis à jour le
Depuis hier, lundi 5 février, une opération inédite est réalisée à la station zootechnique de Port Laguerre. Des transplantions embryonnaires en frais sur des brebis - de la semence non congelée - sont réalisées en partenariat avec l’UPRA ovine et caprine, et la province Sud. 30 brebis de race Dorper ont été sélectionnées et préparées à recevoir ces embryons. Ce projet a pour objectif d’augmenter la race d’origine sud-africaine, utilisée par les australiens. Une race introduite en Nouvelle-Calédonie en 2011 plus adaptée à notre climat.

Faire naître des femelles de race pure 

« C’est une race qui est reconnue pour ses qualités bouchères et qui n’a pas de laine. Nous avons donc moins de problèmes de parasitisme externe. On va pouvoir valoriser ces pâturages d’herbe à piquants qui sont inexploités aujourd’hui. On a des vitesses de croissance qui sont intéressantes. A Port Laguerre, on a des animaux dans de bonnes conditions d’élevage qui peuvent être terminés en 3-4 mois d’engraissement. Le fait de faire du frais permet de faire naître des femelles de race pure dans les élevages privés », souligne Patrick Mercier, responsable de l’atelier ovins à la station de Port Laguerre.

Insémination artificielle des donneuses d’embryons

Ces brebis devraient produire une ovulation importante après avoir été préparées par le vétérinaire Pierre-François Delacharlerie « on est à mi-étape du protocole de synchronisation des chaleurs des donneuses d’embryons en vue de leur faire produire des embryons suite à des inséminations artificielles. Ces embryons produits vont être récoltés pour être remis en place sur des receveuses d’embryons qui appartiennent à deux éleveurs - Joseph Castégnaro à Poya Sud et Daniel Guépy à La Foa - et à la station zootechnique de Port Laguerre ».
« Le traitement consiste à appliquer un implant intra-vaginal et des injections d’hormones ». © Martine Nollet / 1ère
© Martine Nollet / 1ère « Le traitement consiste à appliquer un implant intra-vaginal et des injections d’hormones ».

Augmenter de 30% la production locale

Avant l’insémination, les brebis donneuses et receveuses recevront un traitement de synchronisation des chaleurs afin qu’elles aient leur chaleur au même moment « le traitement consiste à appliquer un implant intra-vaginal et des injections d’hormones » Les spécialistes australiens viendront ensuite effectuer les transferts embryonnaires prochainement. A terme, il s’agira de valoriser la filière ovine avec pour objectif de couvrir 30% de la consommation locale de viande ovine d’ici 2025.

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