Un Comité des signataires « d’ici à l’été » confirme le ministre des Outre-mer

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Sébastien Lecornu, ministre des Outre-Mer
Le ministre des Outre-mer lors d'une visioconférence depuis Paris. ©Sébastien Lecornu

Invité de Public-Sénat, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a évoqué la tenue d’un Comité des signataires « d’ici à l’été », probablement à Nouméa. Quant à la date du référendum, elle sera maintenue « même si elle devait être contestée ».

Dans un long entretien accordé à l’émission « Bonjour la France » sur Public-Sénat, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, s’est longuement exprimé ce mercredi 9 juin, sur le dossier calédonien.

Interrogé sur la tenue d’un Comité des signataires, il a confirmé que l’Etat envisageait de le réunir « d’ici à l’été », probablement « à Nouméa », tout en n’excluant pas que la réunion se fasse en Métropole si le « désir de certains de venir à Paris » se faisait sentir.

Le ministre a également évoqué les suites qui seront données au dialogue qui s’est tenu à Paris du 27 mai au 3 juin dernier.

280 000 personnes « inquiètes de leur avenir »

« On continue d’avoir des contacts avec l’ensemble des délégations qui sont venues à Paris, mais aussi une partie de la société civile parce qu’il ne faut pas oublier que tout ça n’est pas qu’une affaire entre politiques et qu’il y a désormais 280 000 personnes inquiètes de leur avenir, quelles que soient leurs origines, quel que soit le camp dans lequel elles se situent », a notamment expliqué Sébastien Lecornu.

Tout ça n’est pas qu’une affaire entre politiques et il y a désormais 280 000 personnes inquiètes de leur avenir, quelles que soient leurs origines, quel que soit le camp dans lequel elles se situent.

Sébastien Lecornu, sur Public-Sénat

 

Le ministre des Outre-mer estime « qu’il faut tracer le chemin entre maintenant et le 12 décembre prochain, continuer d’avancer sur le chemin du « oui » et du « non ». Pour la première fois, on a travaillé sur les réponses. On a voulu montrer ce que pour l’Etat en implications juridiques, financières, en droit international ce que voulait dire ce « oui » ce que voulait dire ce « non ».»

Eclairer l’indépendance et l’autonomie

Rappelant que selon lui la Calédonie ne se divise pas en « indépendantistes d’un côté, non-indépendantistes de l’autre, mais (en) indépendantistes et autonomistes », Sébastien Lecornu a estimé que « donner du sens et du corps au projet des autonomistes avait tout autant d’importance pour l’Etat. »

Donner du sens et du corps au projet des autonomistes avait tout autant d’importance pour l’Etat.

Sébastien Lecornu, sur Public-Sénat

 

Un document publié très prochainement

Le document sur lequel ont travaillé les délégations réunies à Paris, va « faire l’objet d’une ultime consultation de la part de la société civile et notamment du monde économique car vous avez des chapitres entiers dans le document qui concernent les questions monétaires, les implications bancaires, la question des accords commerciaux », a indiqué le ministre, promettant la publication du document « dans les jours à venir ».

La date du référendum « irréversible »

Interrogé sur la date du référendum qui ne fait pas l’unanimité, Sébastien Lecornu a assuré que « oui » la date sera maintenue, même si elle devait être contestée.

On a enfin une séquence qui est désormais lisible, visible, qui créée de la stabilité pour l’ensemble des acteurs calédoniens mais aussi pour la population.

Sébastien Lecornu sur Public Sénat

 

Le calendrier déterminé lors des réunions qui se sont tenues à Paris ont permis de « sécuriser la fin de l’accord de Nouméa avec ce 3e référendum [avec] derrière une période de transition, de visibilité, de stabilité […] pour aller vers une ultime consultation, celle de 2023 qui dira en cas de « oui » quelle est la relation entre la France et cet Etat (…) ou en cas de « non » quelles sont les institutions de la Nouvelle-Calédonie dans le cadre de la République.»

« On a enfin une séquence qui est désormais lisible, visible, qui créée de la stabilité pour l’ensemble des acteurs calédoniens mais aussi pour la population », s’est-il félicité.