Un plan santé à réactualiser : le port du masque obligatoire et la téléconsultation en cas de pandémie

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Coronavirus : port du masque
Le pays doit se préparer à vivre avec le coronavirus ou toute autre pandémie. La fédération des professionnels libéraux de santé soumet des propositions pour un plan de santé prenant en compte l’expérience acquise avec la crise sanitaire du Covid-19.

Un plan de santé à reconsidérer

Pour la FPLS, la Calédonie a fait face à l’inattendu, il faut maintenant un plan de santé qui prenne en compte la crise actuelle.
La  fédération des professionnels libéraux de santé souhaite un plan de santé réactualisé :

utiliser l’expérience acquise et organiser un plan SANTE incluant les pandémies :

  • Avec le support de la population
  • Avec la mise en place d’une démocratie sanitaire
  • Sur la base des dispositions DOKAMO, il est urgent de mettre en place une instance comprenant la totalité des professions de santé public/privé
 

Un pacte social

La FPLS indiqu'il nous faut vivre avec le coronavirus ou toute autre pandémie en prenant les dispositions permettant de contrôler les conséquences et le risque médical tout en préservant la vie au quotidien et notre économie. Sans ce plan santé l’économie du pays est menacée et sans économie notre système de santé s’effondre.

Selon la fédération, première étape : établir un pacte social qui doit réunir toutes les communautés et collectivités du territoire : 
  • établir un consensus sur les mesures nécessaires pour agir de façon mesurée et organisée devant tout nouveau cas de coronavirus;
  • organiser l’accès aux produits indispensables à la prévention du coronavirus (Masques adaptés en fonction du groupe de population concerné, gants, lunettes, sur blouses, solutions désinfectantes) en les rendant soit accessibles à tous gratuitement (comme en Asie par exemple) soit en fixant un prix équitable et en le faisant respecter partout;
  • organiser les relais nécessaires auprès de la population pour diffuser, sensibiliser et entraîner la population aux mesures autorisant la vie collective

S’il n’y a pas de recette gagnante à 100 %, les résultats mondiaux permettent de retenir plusieurs dispositions qui ont obtenu des résultats :

OBLIGATION du port du masque dans l’espace public.
C’est la première mesure barrière efficace avec le lavage des mains systématique et la distanciation.
C’est la mesure de confinement individuel qui autorise la vie économique alors que le confinement collectif détruit l’économie

 

  • Pour tous les professionnels de santé les procédures doivent être établies en fonction de l’état des connaissances et de l’expérience des professionnels de terrains.

En aucun cas les procédures ne peuvent être établies en fonctions des pénuries ou des difficultés d’organisation

  • Intégration de la téléconsultation comme acte remboursé et validation des systèmes permettant de la pratiquer pour toutes les professions qui peuvent y faire appel (Médecins, Sages-Femmes, Orthophonistes, Dentistes, diététiciennes Kinésithérapeutes ...)
  • Politique stricte de contrôle sanitaire aux frontières permettant de gérer de façon efficace les besoins d’assistance technique extérieure.
  • Traçage obligatoire permettant de remonter rapidement les contacts en cas de déclaration tardive des symptômes. Sur ce point l’activation en cas de pandémie d’une application calédonienne de traçage serait un plus pour pouvoir réagir sans confinement général à tout nouveau cas positif (C’est en tous les cas les solutions qui ont permis notamment à la Corée du Sud de sauvegarder son économie)
  • Les traitements doivent être choisis et réévalués parmi ceux donnant les meilleurs résultats sans perte de chance.
Concernant la pratique médicale en ville, la téléconsultation doit être privilégier en cas de crise pour éviter la rupture dans la chaîne de soins. Beaucoup de professionnels ont dû fermer n’étant pas en mesure d’assurer leur sécurité ni celle des patients.

La téléconsultation  fait partie du plan Do Kamo, rappelle la FPLS, elle propose qu’un ordre des professions paramédicales soit organisé.
Les propositions  de la Fédération des Professionnels libéraux de santé ont été transmises au cabinet de Valentine Eurisouké, membre du Gouvernement, en charge de la mise en œuvre du plan Do Kamo.
Communiqué de l'Académie nationale de médecine
Dans la situation épidémique de l'Hexagone, qui prévoit de sortir du confinement le 11 mai, l’Académie nationale de médecine recommande fortement une mobilisation citoyenne pour le port du masque.
Dans un communiqué du 22 avril, l'Académie nationale de médecine explique que pour limiter le risque de transmission directe du virus par les gouttelettes projetées à l’occasion de la parole, de la toux et de l’éternuement, le port d’un masque anti-projections couvant le nez et la bouche, destiné à retenir ces postillons et à éviter leur dispersion dans l’environnement immédiat.

Une simple recommandation ne peut suffire, chacun devant se considérer comme potentiellement porteur du virus et contagieux, même quand il se sent en bonne santé. 
Il est possible, dans chaque famille, de confectionner des masques en tissu « artisanaux », « alternatifs », « écrans » ou « barrières », lavables et réutilisables à partir de matériaux courants non onéreux.

Restreindre le port du masque dans les seuls transports en commun, c’est négliger tous les espaces publics où le risque demeure. Subordonner cette obligation à la fourniture gratuite de masques par l’État, c’est conforter la population dans une situation d’assistance et de déresponsabilisation. Enfin, attendre la date du 11 mai pour faire porter le masque aux Français, c’est accorder 3 semaines de répit au SARS-CoV-2 pour qu’il continue de se transmettre, c’est accepter plusieurs milliers de nouvelles infections, donc plusieurs centaines d’hospitalisations et plusieurs dizaines de morts supplémentaires.