Violences faites aux femmes : cinq choses à savoir sur ces actes en Calédonie

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Ce vendredi 25 novembre marque la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Le Caillou n’est pas épargné par ces agressions. L'Institut de la statistiques et des études économiques livre des statistiques sur ce fléau. Voici ce qu'on peut en retenir.

L'Institut de la statistiques et des études économiques (Isee) s'est penché sur les violences faites aux femmes. Il a récemment produit des chiffres qui permettent de mettre en lumière ce phénomène en ce vendredi 25 novembre, Journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

1 Combien de victimes chaque année? 

8 300 femmes se voient infliger des violences physiques ou sexuelles chaque année sur le territoire. 14 500 personnes par an, y ont été exposées, en 2019 et 2020. Ces faits sont commis en majorité dans la sphère privée. Ils concernent 3 300 femmes. Près de la moitié de ces violences sont faites par leur conjoint ou ex-conjoint.

2 Qui sont les victimes et auteurs de ces violences ? 

Selon l’étude de l’Isee, les jeunes de 18 à 29 ans sont deux fois plus touchés. Dans les trois quarts des cas, les violences sont commises par des hommes. Dans plus de 7 cas sur 10, l’agression a été commise par une seule personne.

3 La consommation de substances est-elle liée à ces faits? 

Ces faits sont commis sous l’influence de substances. Près d’une victime sur deux rapporte que son conjoint ou ex-conjoint était sous l’influence de l’alcool ou de la drogue au moment des faits.

4 De quels types d'agressions s'agit-il? 

3 quarts des victimes de violences déclarent avoir été giflées, frappées, étranglées ou avoir subi d’autres types de brutalités. Sept femmes sur dix subissent des violences qui entraînent des blessures physiques.

5 Ces actes sont-ils signalés aux autorités? 

7 victimes sur 10 ne font aucune démarche pour signaler les faits subis auprès des services de police ou de gendarmerie. Dans le cadre de violences intra-familiales et conjugales, plus d’une victime sur 5 porte plainte.