Épidémie de zika aux îles Cook : plus de six cent cas suspects

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L’épidémie de zika, importée aux îles de la Polynésie française voisine, continue à progresser dans cet État polynésien, avec une cinquantaine de cas sérologiquement confirmés et un nombre de cas suspects estimé à plus de 630, selon les autorités sanitaires.
Le virus du zika, transmis par les moustiques et qui fait des ravages depuis plusieurs semaines en Polynésie française, semble s’être propagé aux îles Cook voisines, avec un premier bilan évoqué de quelque 175 cas suspects et une vingtaine de confirmés après analyse sérologique.
Selon le Dr Rangi Fariu, directeur des services de santé communautaires des îles Cook, l’apparition du zika aux îles Cook est directement liée aux fréquent et nombreux séjours de ressortissants des îles Cook en Polynésie française.
Il ne cache pas que le nombre réel de personnes infectées pourrait être bien supérieur aux chiffres officiels.
Les premiers cas sont apparus début mars 2014 aux îles Cook avec un premier bilan évoqué de quelque 175 cas suspects et une vingtaine de confirmés après analyse sérologique.
Les îles Cook sont déjà confrontées depuis plusieurs mois à une épidémie de dengue.
Les tests sérologiques avaient été envoyés en Polynésie française pour confirmation.
Dans cette collectivité française du Pacifique, le zika frappe déjà depuis plusieurs mois et s’est même répandu en Nouvelle-Calédonie, par effet d’importation dû aux voyages fréquents entre ces deux collectivités françaises d’Océanie.
En Polynésie française, les campagnes de pulvérisations, destinées à lutter à la fois contre la dengue et le zika, maladies toutes deux transmises par les moustiques, se poursuivent.

Pour le virus zika, en Polynésie française, le nombre de cas suspects serait de 8.600 depuis début octobre 2013, selon le dernier bulletin régional de l’OMS, publié en début de semaine.
En Nouvelle-Calédonie, où le premier cas autochtone de zika a été signalé mi-janvier 2014, le nombre de cas confirmés, au 18 mars 2014, se portait à 276, cumulés depuis fin novembre 2013.

Entre-temps, à Fidji, une épidémie de fièvre hémorragique dengue (sérotype 3), elle aussi transmise par les moustiques, apparue en octobre 2013, touche désormais plus de quinze mille personnes, selon les statistiques du ministère de la santé, qui redoute que ce chiffre grimpe rapidement à 25.000.
Cette épidémie, dont le foyer touche principalement la capitale Suva et sa grande périphérie, a d’ores et déjà tué au moins douze personnes, y compris dans les tranches d’âges les plus à risque : les enfants en bas âge et les personnes âgées.
Au cours de la seconde semaine de mars 2014, plus de quatre mille nouveaux cas ont été recensés.
Le ministère de la santé a redoublé d’efforts en matière de sensibilisation et de responsabilisation de la population, en mettant une nouvelle fois l’accent sur la lutte préventive contre la prolifération des moustiques dans des endroits comme les vieux récipients abandonnés dans la nature (pneus, seaux, bols).
Face à cette situation, le gouvernement fidjien a reçu, ces derniers jours, une aide régionale et internationale venue notamment d’Australie (1,25 million de ses dollars pour une aide aux campagnes de prévention et de sensibilisation et à l’achat de matériel médical), des États-Unis (soutien en analyses sérologiques des laboratoires régionaux de l’US Center for Disease Control, à Hawaii), le Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS, qui participe au financement des campagnes de pulvérisation d’insecticides dans les zones cibles) ou encore l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, qui fournit des kits d’analyses sérologiques).
Selon le dernier bulletin régional de l’OMS, outre Fidji, en Nouvelle-Calédonie, au 19 mars 2014, le nombre cumulé de cas de dengue, depuis septembre 2013, s’élèverait désormais à 122.
En Polynésie française, selon les mêmes sources, le nombre de cas (sérotypes 1 et 3) était de 1.811au 14 mars 2014, en total cumulé depuis juillet 2013.
La dengue, transmise par le moustique femelle Aedes Aegypti, peut se révéler mortelle dans sa phase ultime et hémorragique.
Les symptômes les plus visibles sont une forte et subite fièvre, des maux de tête violents, ainsi que des douleurs articulaires et musculaire.
Outre Fidji, plusieurs autres États et territoires océaniens sont actuellement confrontés à des épidémies de dengue.
Parmi ceux-là : la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, les îles Salomon ou encore Samoa.
Les autorités sanitaires de Nouvelle-Zélande, début mars 2014, se sont déclarées vigilantes concernant une possible apparition de cas importés de la région, se basant sur des premiers cas apparus à Auckland, où réside une importante communauté d’origine océanienne
L’Australie, pour sa part, a aussi annoncé fin février une nouvelle enveloppe d’environ seize millions de dollars US dédiée à la lutte contre le paludisme, autre maladie également transmise par les moustiques, dans la région Asie-Pacifique.
Selon le Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS, organisation intergouvernementale d’aide technique), cette prévalence de dengue dans la région est « sans précédent », étant donné que pour la première fois depuis très longtemps, les quatre sérotypes (de 1 à 4) de cette fièvre hémorragique ont circulé, à des moments différents, dans les pays et territoires de la grande région.

Source: Flash d'Oceanie (http://newspad-pacific info)
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