Suspicion de cas d'Ebola à La Réunion ?

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Le laboratoire P4 à Lyon, dans lequel sont pratiqués les tests de dépistage Ebola ©JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
A la Réunion, une femme qui revient d’un voyage humanitaire attend de savoir si elle a contracté ou non le virus Ebola. Les résultats d'analyse devraient être connus aujourd'hui, en fin de journée.
C'est l'inquiétude sur l’île de la Réunion. Depuis quelques jours, une femme qui a effectué un séjour humanitaire en Afrique de l’Ouest, est sous surveillance à l’hôpital de Saint Denis.

La patiente, qui vit à la Plaine des Cafres, a été hospitalisée vendredi 12 décembre. Prise d'une fièvre modérée alors qu'elle était chez elle, cette dernière a appelé l'Agence de Santé Océan Indien (ARS OI) comme le prévoit le protocole national. Le SAMU l'a alors transférée à l’hôpital Félix Guyon de Saint-Denis où elle a été prise en charge dans une unité sécurisée. Si la patiente est réellement atteinte par Ebola, elle continuerait à être prise en charge à la Réunion, car l’hôpital de Saint Denis est un centre de référence pour ce virus.

 
La Réunion en attente des résultats d'analyse effectués en métropole


C'est théoriquement ce lundi 15 décembre que les autorités sanitaires devaient effectuer les examens afin de savoir si la patiente hospitalisée au CHU de La Réunion est, ou non, porteuse du virus Ebola. Mais ce lundi à Paris comme à Lyon, où sont pratiqués les tests de dépistage Ebola, le mutisme est de mise.

Officiellement, les résultats ne sont pas encore connus. De plus, la ligne édictée par la ministre de la Santé française, Marisol Touraine, est la suivante : les autorités communiqueront sur ce cas uniquement s'il est avéré, et, donc, n'évoqueront les résultats des tests, que s'ils sont positifs. Dans le cas contraire, autrement dit si la patiente n'est pas porteuse d'Ebola, le ministère affirme qu'il ne donnera pas le résultat. Ce mode de communication a été décidé en septembre et octobre dernier, lorsque les suspicions de cas se sont multipliées en France et en Europe. Le ministère avait opté pour mode de communication afin de ne pas avoir à démentir chaque cas non avéré, et pour éviter une éventuelle psychose Ebola. Un mode de communication assez particulier...