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Tout le déroulé des événements depuis l'attentat contre Charlie Hebdo

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Prise d'otages à Dammartin et à Vincennes ©captures écrans France 2
L'historique de ces trois derniers jours d'horreur en France...
La traque des auteurs présumés de l'attentat sanglant contre Charlie Hebdo et de la prise d'otages à Paris s'est achevée dans le sang vendredi : les deux frères Kouachi, un proche lié aux milieux radicaux islamistes et plusieurs otages ont été tués. Depuis l'attaque contre l'hebdomadaire satirique mercredi (12 morts et 11 blessés dont quatre graves), qui a bouleversé le monde entier, le bilan total est de 20 morts.

MERCREDI 7 JANVIER :

Vers 11h30 (heure de métropole), deux hommes vêtus de noir, cagoulés et porteurs d'armes automatiques, ouvrent le feu au siège de Charlie Hebdo à Paris en pleine conférence de rédaction, criant "Allah akbar". Ils tuent huit collaborateurs de l'hebdomadaire satirique dont cinq dessinateurs, un invité du journal, un agent d'entretien et deux policiers. Ils s'enfuient en voiture vers le nord-est de Paris, changeant de véhicule en braquant un automobiliste.
Le président François Hollande se rend immédiatement sur les lieux de l'attentat puis annonce une journée de deuil national pour le lendemain.

Le plan Vigipirate est relevé au niveau le plus élevé, "alerte attentat", en Ile-de-France. Perquisitions à Strasbourg, en région parisienne, à Reims et Charleville-Mézières (Ardennes) et premières gardes à vue. La police recherche Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans, nés à Paris de parents algériens. Le premier est un jihadiste condamné en 2008.

Les réactions se multiplient dans le monde. Le slogan "je suis Charlie" se répand sur les réseaux sociaux et dans les rues. En soirée, plus de 100 000 personnes manifestent en France et d'autres rassemblements se tiennent dans plusieurs villes européennes, New York, Washington et au Canada.

JEUDI 8 JANVIER :

En début de journée, une policière municipale est tuée et un agent municipal grièvement blessé à Montrouge (Hauts-de-Seine), près de Paris, lors d'une fusillade dont l'auteur présumé s'enfuit. Le parquet antiterroriste est saisi.

Les frères Kouachi sont reconnus en matinée en Picardie par le gérant d'une station-essence, qu'ils ont agressé, près de Villers-Cotterêt (Aisne). Visage découvert, ils étaient armés de kalachnikov et disposaient d'un lance-roquette dans leur voiture, selon la vidéosurveillance.

Le Raid et le GIGN se déploient, pour la première fois ensemble, en Picardie placée également sous "alerte attentat". Neuf personnes au total sont en garde à vue.

Une vaste zone rurale et boisée à quelque 80 km au nord-est de Paris, à cheval entre l'Aisne et l'Oise, est passée au peigne fin avec l'aide d'hélicoptères.

Les journaux s'habillent de noir, des anonymes déposent fleurs, crayons, bougies ou messages près du siège de Charlie Hebdo. A midi, la France observe une minute de silence et le glas sonne à Notre-Dame de Paris. La Tour Eiffel s'éteint quelques instants à 20h.

Vers 22h, dernière opération de recherches d'envergure dans l'Aisne. Les deux hommes, qualifiés de "héros jihadistes" par la radio de l'organisation État islamique (EI), restent introuvables.

Les frères Kouachi sont depuis des années sur la liste noire américaine du terrorisme et Saïd s'est entraîné au Yémen au maniement des armes en 2011, selon des responsables américains. Le chef du service de renseignement intérieur britannique MI5 déclare qu'un groupe jihadiste syrien projette "des attentats de grande ampleur" en Occident.

Le président américain Barack Obama se rend à l'ambassade de France à Washington et écrit "Vive la France !" dans le livre de condoléances.

VENDREDI 9 JANVIER :

Vers 8h, la traque reprend et se déplace rapidement en Seine-et-Marne (nord-est de Paris) quand éclate une fusillade nourrie à un barrage entre policiers et les frères Kouachi, reconnus par une automobiliste à laquelle ils ont volé une Peugeot 206 à Montagny-Sainte-Félicité (Oise).

Les fugitifs, lourdement armés, se retranchent avec une personne en otage dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële (nord-est de Paris). Le village de 8 000 habitants est bouclé par les forces de l'ordre soutenues par trois hélicoptères.

Le suspect de Montrouge est identifié et deux interpellations ont lieu dans son entourage. Vers midi, plusieurs sources policières affirment qu'une "connexion" a été établie entre le suspect et les frères Kouachi.
Vers 13h, une fusillade éclate porte de Vincennes, dans l'Est parisien, où une prise d'otages est en cours dans une épicerie casher. Le tireur de Montrouge est soupçonné d'être impliqué, selon des sources policières. L'homme est identifié comme étant Amedy Coulibaly, un délinquant multirécidiviste de 32 ans, qui avait rencontré Chérif Kouachi en détention.

Un avis de recherche a également été lancé pour la compagne de Coulibaly, Hayat Boumeddiene, 26 ans, et deux interpellations ont eu lieu dans un quartier sensible à Grigny, en banlieue parisienne, dans "l'entourage très proche" du tireur présumé de Montrouge.

Peu avant 17h, après plusieurs heures de confrontation, les policiers et gendarmes d'élite donnent quasi-simultanément l'assaut à Dammartin-en-Goële et à Paris.

A Dammartin, les frères Kouachi sont tués en tentant de sortir en tirant sur les forces de l'ordre pendant l'assaut. L'otage, qui s'est mis à l'abri dans une pièce de l'entreprise, au moment de la sortie des deux hommes, est libéré indemne et un membre du GIGN blessé.

A Paris, Amedy Coulibaly est tué au terme d'un assaut sur le magasin "Hyper Cacher". Quatre autres corps ont été retrouvés dans le supermarché et sept personnes ont été blessées. Certaines victimes avaient été tuées dans une fusillade au début de la prise d'otages.

AFP
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