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Quel avenir pour l’APRP de Titioro ?

conflit social
APRP
L’Atelier pour la réinsertion professionnelle des travailleurs handicapés est en proie à une grève depuis près de 3 semaines, beaucoup moins médiatisée que celle de Gaz de Tahiti. L’unique entreprise adaptée en Polynésie est pourtant sous la menace d’une liquidation judiciaire
Un avenir ni rose ni gris, entre espoir et inquiétude. La menace d'une liquidation judiciaire n'est plus qu'un mauvais souvenir. L'entreprise a mis en place son plan de redressement et un plan social. Celui-là même qui est contesté par les syndicats.

C'était pourtant le seul moyen de s'en sortir. Michel Gay, président du Conseil d'administration de l'APRP, rappelle que "le seul moyen de réaliser des économies, c'était de travailler sur la masse salariale, qui représentait quand même 78% des dépenses de l'entreprise. Mais le plan social suffit-il à faire repartir l'entreprise ?

"Oui", répond Michel Gay, "en un an et demi voir deux ans maximum on devrait se rétablir. Encore faut-il qu'on continue à toucher les subventions".


Sans subvention, pas d'avenir pour l'APRP

Les subventions, c'est le nerf de la guerre. Sans elles, pas de paie pour les  25 salariés. Elles sont versées par le Pays via le Fonds d'Insertion pour les Travailleurs Handicapés. Ces subventions ont tardé à venir l'an dernier, et elles ne sont pas encore au rendez-vous cette année.
"L'année dernière, on a reçu ces subventions au mois de décembre pour le mois de janvier. En attendant, on est obligé de jouer avec les découverts bancaires et c'est très dur à gérer. On a encore touché aucune subvention au titre de l'année 2015".

L'APRP, créé en 2008, est un modèle d'insertion professionnelle. Michel Gay interpelle les pouvoirs publics: "Ces travailleurs handicapés, s'ils ne sont pas ici, sont au régime de solidarité et je crains qu'ils ne puissent s'intégrer dans d'autres structures de travail, surtout compte-tenu du chômage actuel".

Un appel aux grévistes

Michel Gay lance aussi un appel aux grévistes. Les 3 licenciés sont des salariés de l’encadrement, hors vulnérabilité selon le droit: "S’ils estiment avoir raison, qu’ils aillent devant le tribunal du travail et que le boulot reprenne" nous a-t-il confié.


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