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La ministre des Outre-mer légèrement chahutée à Mayotte

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La ministre des Outre-mer légèrement chahuté à Mayotte
La ministre des Outre-mer légèrement chahuté à Mayotte ©larep.fr
Entre 700 et 800 agents des différents services publics et d'entreprises privées se sont retrouvés à l'aéroport de Pamandzi munis de drapeaux et pancartes revendicatives. Ils ont légèrement chahuté la ministre des Outre-mer, en visite sur l'île pour moins de 48 heures.
             

L'intersyndicale CGT-CFDT-FO-FSU-Solidaires-FAEN a relancé lundi la grève générale pour "l'égalité des droits, la solidarité et une vraie justice à Mayotte", à l'occasion de l'arrivée en fin de journée de la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin dans le département.

Selon la chaîne de télévision Antenne Réunion, Mme George Pau-Langevin aurait utilisé un jet privé pour le trajet La Réunion-Mayotte.
Ce déplacement aurait coûté 50.000 euros soit six millions de francs pacifiques, un prix que le ministère a assuré à l'AFP être "surévalué", sans plus de précision.
              
Selon une source proche du dossier, le coût avoisinerait les 40.000 euros. L'affrètement "dans le respect strict du code de marché public de l'Etat" de cet avion a été justifié par son cabinet par "un agenda contraint" que ne permettaient pas d'honorer les vols réguliers. De plus, ce déplacement a été programmé au nom des "engagements du Premier ministre dans le cadre du pacte de développement Mayotte 2015" en cours de rédaction ainsi que par le "contexte social actuel", a-t-on ajouté.
              
En effet, la tension sociale est remontée à Mayotte ces dernières semaines. Les syndicats se disent "déçus de constater qu'il n'y avait quasiment rien d'abouti fin septembre " alors que des discussions sont en cours "depuis le mois de mai dernier", a expliqué Yan Duroza, délégué SNES/FSU.
              
"C'est pourquoi (...) ils ont décidé de créer un rapport de force par ce mouvement de grève", a poursuivi M. Duroza.
              
La même intersyndicale avait réuni entre 2.000 et 3.000 manifestants le 3 novembre pour revendiquer "l'égalité des droits" par rapport au reste du territoire français.
              
L'intersyndicale demande entre autres d'agir pour augmenter "l'attractivité du territoire pour les fonctionnaires" afin d'obtenir "un service public de qualité à Mayotte"; d'appliquer le droit commun en matière de code du travail ou encore l'égalité des salaires, a indiqué M. Duroza, insistant pour "que Mayotte n'ait pas de dérogation particulière (...) que le droit commun s'applique ici".
              
"Nous tenons à ce que la visite de la ministre soit un moment où elle puisse dire que le gouvernement nous a entendus et qu'il va agir dans le sens de nos revendications", a-t-il ajouté.
             
Source Afp
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