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La mission de l'INRA est-elle un échec pour sauver les agrumes de Tahiti ?

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C'est l'hécatombe chez les producteurs de citrons ou de pamplemousse ©Alexandre LEQUERE
Citrons, pamplemousse et oranges. Les agrumes sont touchés depuis plusieurs années par des champignons dévastateurs. Les producteurs de Tahiti n’arrivent pas à faire face à cette épidémie. Malgré l’intervention de spécialistes de l’INRA, aucune solution à l’horizon.


"Ca, c'est un citronnier attaqué, vous voyez du blanc dessus c'est que l'écorce est atteinte".

Dans la plantation de Françoise Henry, depuis trois ans, c’est un véritable carnage. Une fois que les champignons apparaissent, une seule méthode pour cette productrice bio: traiter avec de la chaux et du sulfate de cuivre. Mais çela ne fait que retarder l’échéance.

"Notre plantation compte environ 1500 arbres, mais là par exemple tous les orangers ont dégagé d'un coup. Notre production de pamplemousse, elle aussi, a chuté de 30 tonnes à 6 tonnes par an".
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Françoise Henry garde le sourire en espérant diversifier sa production ©Alexandre LEQUERE
Françoise Henry a dû se résoudre à arracher ses orangers pour en planter de nouveaux. Tous les vergers de Tahiti sont touchés. Pour tenter de trouver une solution, des spécialistes de l’Institut National de recherche agronomique sont venus au mois de juin dernier.

Les producteurs d’agrumes appellent les autorités à l'aide

"Les chercheurs ont plutôt travaillé sur la piste d'un champignon prédateur, le phytophthora. Alors qu'au début, il y avait une théorie qui courait aussi qu'il s'agissait d'une espèce de plante lâchée pour tuer les myconias. Les scientifiques avaient dit que ça ne tue pas les agrumes. Oui, mais ça les affaiblit".

Le champignon anti-miconia est il à l’origine du mal des vergers ? Pas certain, reconnaît Françoise Henry. Elle dénonce le silence du gouvernement et du service du développement rural.

Sa plantation fait vivre entre 3 et 5 personnes. La perte de ses arbres représente des millions de FCP de manque à gagner. Et toujours aucune solution. Alors Françoise s’adapte et fait pousser du taro entre ses citroniers, en attendant des jours meilleurs.
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Aucune espèce n'est épargnée, en particulier les citronniers ©Alexandre LEQUERE

 

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