polynésie
info locale

5ème jour du procès d’Air Moorea : les derniers mots du pilote

justice moorea
Enregistreur de vol - procès Air Moorea
Le scellé de l'enregistreur de vois dans le cockpit a été ouvert ce matin ©Lucile Guichet - Polynésie la 1ère
C’est l’une des pièces clés de ce long procès. L’enregistreur de voix dans le cockpit a été diffusé devant la cour. Têtes baissées et yeux fermés, les familles des victimes ont vécu un moment très éprouvant durant sa diffusion.
 
C’est un moment très attendu mais à la fois très redouté, surtout par les parties civiles. Cet enregistreur de voix, récupéré le 30 août 2007, a été diffusé lors du 5ème jour du procès, devant des visages fermés. A l’intérieur de cet enregistreur, les derniers instants vécus au sein de l’appareil.

Dans le micro-bouche du pilote : « Mesdames et messieurs, bienvenue à bord. Veuillez attacher vos ceintures. Ladies and gentlemen’s, welcome on board. Please, fasten your seat belts. ». L’annonce terminée, l’avion a été « autorisé à décoller » par la tour de contrôle.

Dans le micro d’ambiance du cockpit, on peut entendre les bruits du moteur, du roulement de l’avion, du décollage, puis un bruit qui est similaire à une accélération ou une décélération, dû notamment au changement de vitesse. Le dernier est celui de l’impact.

Dans la salle d’audience, quelques cris de pleurs. L’audience est suspendue car c’est un moment très difficile à revivre pour les familles des victimes.

« Ah putain ! », ce sont les derniers mots du pilote

Selon les bandes sonores, ce sont les derniers mots du pilote avant que retentisse le bruit de l’impact. Entre cette phrase et le crash de l’avion s’écoulent 10 secondes où les alarmes retentissent : « Don’t sink ! Sink rate ! Pull up ! Pull up ! », traduisez « Ne descendez pas ! Taux de chute ! Remontez ! Remontez ! ». Le vol n’a duré que 1 minute et 10 secondes.


Du flou dans les déclarations

Le 14 août 2007, soit sept jours après le crash, lors des auditions, Jacques Gobin, ancien directeur technique d’Air Moorea déclarait aux gendarmes : « vers 7h30, j’ai reçu un appel selon lequel Monsieur Santurenne aurait fait un malaise le matin de l’accident. Il s’agit d’une information de Polynésie française répercutée par des amis communs en Bretagne ». Par la suite, la personne supposée être à l’origine de cette information, l’un des amis en Bretagne, disait ne plus se souvenir avoir fait cette déclaration.

Axelle Mésinèle était en direct depuis le tribunal. 
 

En direct du tribunal


La cour va se pencher aujourd’hui sur les éventuelles causes médicales du pilote décédé dans l’accident, Michel Santurenne. Plusieurs experts et médecins seront appelés à la barre du tribunal.

 
Publicité