Affaire Intercontinental Moorea : la diffamation jugée en appel

justice
Irmine Tehei / tribunal
©Polynésie la 1ère

Irmine Tehei, présidente de l'UFO, l'Union des Femmes Océaniennes, avait été relaxée en août 2020, dans l'affaire de diffamation qui l'opposait à quatre anciens employés de l'hôtel Intercontinental Moorea. Ces derniers avaient fait appel. L'audience s'est tenue ce jeudi 21 janvier.

La Cour d’appel de Papeete s’est penchée ce jeudi 21 janvier sur l’affaire de diffamation concernant Irmine Tehei et les quatre anciens employés de l’hôtel Intercontinental Moorea. La présidente de l’UFO, l’Union des Femmes Océaniennes, avait tenu des propos considérés diffamatoires par les requérants, en septembre 2019, à la télévision. Elle a été relaxée au mois d’août 2020, en première instance. Mais la partie adverse a demandé à reconsidérer la peine de dommages et intérêts.

Il s’agit pour l'avocat des requérants, Me Stanley Cross, de mettre au clair les propos qu’Irmine Tehei avait tenu en tahitien. Ainsi, selon lui, la présidente maîtrise parfaitement les deux langues et a volontairement utilisé le mot « mafera » traduit littéralement « viol ».

Pour Me Teremoana Hellec en revanche, il suffit de démontrer que les propos de la présidente n’étaient pas diffamatoires au point de vue juridique. Le mot "viol" doit être compris comme deux mots distincts « ma » et « fera » qui signifient ensemble « à proprement loucher ».

La décision de la Cour d’appel sera rendue le 18 février.