Covid : l'Etat favorable à "un appui supplémentaire" en Polynésie

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Moetai Brotherson à l'Assemblée
©Polynésie.1
Le gouvernement central est "favorable" à un "appui supplémentaire" pour aider la Polynésie française à faire face à l'évolution de l'épidémie de Covid-19 "très préoccupante" sur le territoire, a indiqué la ministre déléguée chargée de l'autonomie Brigitte Bourguignon en réponse à Moetai Brotherson.
La ministre répondait, lors des questions au gouvernement, au député de Polynésie Moetai Brotherson (rattaché au groupe communiste), qui demandait si l'Etat français soutiendrait le gouvernement polynésien dans sa demande d'une coopération régionale et internationale, avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ou avec Cuba, qui a déjà envoyé un contingent de médecins cubains en Martinique.

"Hier nous avons dépassé, en nombre absolu de décès, ceux de la Nouvelle-Zélande, pays de 5 millions d'habitants. Nous sommes 272.000 en Polynésie française", a souligné le député.

"Le nombre de lits en réanimation va d'ici deux ou trois semaines se révéler totalement insuffisant", a-t-il plaidé.

"L'évolution de l'épidémie est très préoccupante en Polynésie française", a reconnu Brigitte Bourguignon.

"La question d'un appui supplémentaire est en cours de discussion, nous y sommes favorables", a-t-elle ajouté sans plus de précisions. Elle a également évoqué "l'enjeu de la disponibilité des tests en nombres suffisants". 
 

le taux d'incidence de la maladie est exorbitant


Selon la ministre, "le nombre de cas actifs a plus que doublé en une semaine", avec "17 hospitalisations supplémentaires sur cette période" et le nombre de personnes en réanimation "a pratiquement doublé en sept jours, soit plus d'une vingtaine actuellement".

Le taux d'incidence est actuellement de "500 cas pour 100.000 habitants, c'est exorbitant", a-t-elle ajouté, précisant que 20 décès ont été recensés, "dont 6 au cours de la dernière semaine".

La Polynésie fait actuellement l'objet d'un couvre-feu entre 21h et 4H00. L'évolution de l'épidémie fait craindre une saturation du centre hospitalier de Tahiti car la fréquence de l’obésité, de l'insuffisance rénale, des maladies cardiovasculaires et du diabète constituent des facteurs aggravants de risque, sont très fréquents.