DJ Harmelo, Birdking, Hei Tahiti : les artistes locaux durement impactés par les nouvelles restrictions sanitaires

musique
Boites de nuit et bars
Depuis l’annonce des nouvelles restrictions, les artistes locaux n’ont plus le droit d’animer dans les bars et restaurants. Un manque à gagner considérable.

La crise sanitaire touche tous les secteurs d’activité et les artistes locaux ne sont pas épargnés. Depuis l’annonce des nouvelles restrictions, ils n’ont plus le droit d’animer dans les bars et restaurants. Des bars et restaurants fermés durant les deux prochaines semaines à compter du 23 août.
 

"Situation sinistrée"


DJ Harmelo qualifie cette situation de "sinistrée". Un mot fort pour appuyer le désarroi de ces artistes, qui ont l'habitude de rythmer les soirées et de partager la joie et la bonne humeur. 

Aujourd'hui, ils se retrouvent dans une position précaire car, pour certains, les animations musicales sont leur seul revenu :

Cela a un impact direct sur nos vies. Je me suis lancée dans la musique à 100% mais là, avec ces restrictions, c'est comme si l'on m'avait retiré mon travail (...). Je ne peux plus payer mes traites, j'ai un enfant en bas âge, je n'arrive pas forcément à subvenir à tous ses besoins.

Birdking - chanteur et compositeur local 


Ces artistes tentent tant bien que mal de trouver des solutions et d'innover, notamment grâce au numérique, comme l'indique DJ Harmelo : 

Avec T-unit, on va reprendre nos live Facebook, donc restez connectés. Il y a beaucoup d'artistes qui gagnent leur vie avec. Il faut faire avec. 


 

De quoi sera fait demain ? 


"Faire avec"... C'est aussi ce à quoi se résignent les groupes de danse. Ces derniers se retrouvent sans spectacle, à l'image de la troupe Hei Tahiti dirigée par Heitiare Trompette : 

Ce qui est difficile aujourd'hui, c'est que l'on ne sait pas de quoi est fait le lendemain. On avance au jour le jour, on fait constats. On essaie de soutenir nos danseurs, danseuses. 


Le groupe Hei Tahiti comptait en effet huit shows par mois. Aujourd’hui les 122 danseurs et danseuses sont en 'stand-by'.

Reportage de Ariihoe Tefaafana