Environnement : convergence de points de vue entre Edouard Fritch et Albert de Monaco

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Rencontre entre Albert de Monaco et Edouard Fritch
Rencontre entre Albert de Monaco et Edouard Fritch ©Présidence de la Polynésie
Le prince Albert de Monaco et le président Edouard Fritch ont échangé lors de la conférence sur les océans organisée par les Nations Unies à New York. Sur place, le président polynésien a plaidé pour la sauvegarde des océans et la création d'un fonds bleu.
En marge de la Conférence sur les Océans des Nations Unies, le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a rencontré, mardi, à New York, le Prince Albert II de Monaco.

Après avoir évoqué le récent séjour de l'ex-président américain Barack Obama dans les îles de Polynésie française, le Prince a confirmé sa volonté de se rendre également en Polynésie en juillet 2018.

Robert Calcagno, proche collaborateur du Prince Albert et directeur du Musée océanographique de Monaco, s’est dit particulièrement intéressé par l’expérience reconnue de la Polynésie française en matière d’équilibre entre activités économiques maritimes et préservation de l’océan.
 
Il a félicité le Président Fritch pour son leadership dans ce domaine, en Polynésie et dans la région Pacifique, et il a confirmé le souhait du Prince d’explorer les différentes voies pour soutenir les initiatives du Pays dans les domaines de la gestion durable de la mer et de la préservation de la biodiversité marine.

Auparavant, à la tribune, Edouard Fritch a souligné : "l’océan constitue notre identité culturelle et est la pierre angulaire de notre cohésion sociale. C’est aussi la base de notre économie et notre chemin vers la prospérité".

Il a insisté sur la nécessité de protéger ce milieu fragile et a appelé à la création d'un fonds bleu :"Aujourd’hui, je lance un appel aux experts afin qu’ils travaillent sur des dispositifs économiques et financiers afin d’améliorer la redistribution des avantages en matière de conservation. Autrement dit, j’appelle à la création d’un Fonds Bleu qui permettra aux peuples de l’Océan de développer leurs compétences, de permettre un transfert des meilleures technologies disponibles et de leur offrir un développement durable".
 

L'allocution d'Edouard Fritch


La délégation polynésienne sera de retour ce soir à Tahiti.
 
Ce sur quoi Edouard Fritch a insisté :
Le Président Fritch a souligné que la Polynésie française protège les mammifères marins depuis 2002, et que, depuis 2012, toutes les espèces de requins sont également protégées dans les eaux polynésiennes.

Il a ajouté que les efforts entrepris pour protéger ces trésors de biodiversité sont reconnus mondialement et, pour certains, font l’objet de labels à l’instar de celui de « Man and Biosphere » de l’UNESCO pour la réserve de biosphère de Fakarava, classée depuis 2006.

Il a indiqué que, pour la pêche, le Pays a renoncé à vendre des licences à des flottes étrangères pour l’exploitation de sa zone économique exclusive depuis 1996. Aujourd’hui, la pêche en Polynésie française est exclusivement réservée aux pêcheurs polynésiens, et dans un souci de préserver la ressource, la pêche à la senne a également été interdite.

Il a ensuite exposé les engagements concrets mis en oeuvre en Polynésie pour améliorer l'avenir de l'océan. Le Pays a ainsi choisi d’associer les enfants aux décisions inhérentes à la protection de la mer. C’est ainsi que les îles Marquises ont créé les six premières aires marines éducatives. Une "aire marine éducative" est une zone maritime littorale gérée par les élèves d’une école. Cet outil est aujourd’hui repris par le ministère de l’Education de la Polynésie française qui l’a inscrit dans ses programmes pédagogiques. Le réseau sera enrichi en 2017 de 7 nouveaux sites marins reliés à 7 écoles sur Tahiti.

Enfin , Edouard Fritch a mentionné que pour poursuivre et consolider tous les efforts de gestion et de protection, la Polynésie française classera prochainement l’ensemble de sa zone économique exclusive en aire marine gérée. Cette aire marine s’appellera « Te Tainui Atea ». Cela permettra d’avoir une approche inétgrée et plus globale de la gestion de l’espace maritime polynésien.
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