Handball : l'équipe féminine en finale !

jeux olympiques
handball féminin
Les Bleues, en quête d'une première médaille olympique, ont pris leur revanche sur la nation montante du handball féminin en se hissant en finale des JO de Rio. ©AFP
Au terme d'un match haletant, les handballeuses françaises se sont qualifiées pour la finale des JO 2016 s'assurant ainsi d'empocher la première médaille olympique de leur histoire. Jeudi 18 août, les bleuettes ont battu les Pays-Bas, vice-championnes du monde, 24 à 23.
Tout s'est joué d'un rien en fin de partie. Mais alors que la tension était extrême, le dernier tir adverse, de l'arrière Lois Abbingh, s'est écrasé sur le poteau, comme en quart de finale face à l'Espagne. Les Bleues ont décidément une bonne étoile..."C'est tellement inattendu. On est tellement heureuse de l'avoir fait. C'est trop d'émotions en quelques secondes. On s'aime toutes dans le groupe et on a envie de se battre l'une pour l'autre. On est très bien ensemble et avec le staff. Il y a un lien particulier qui se ressent sur le terrain", a déclaré à l'AFP, la joueuse Grâce Zaadi. 
             
Elles joueront leur première finale olympique face à la Russie ou à la Norvège, double championne en titre samedi. Jusqu'ici, le meilleur résultat des Bleues aux Jeux était une quatrième place, obtenue à Athènes en 2004 avec la génération des Valérie Nicolas, Raphaëlle Tervel et Véronique Pecqueud-Rolland, championnes du monde l'année précédente. "Je ne peux pas expliquer ce que je ressens. Ce qui est là maintenant, c'est trop bon. C'est du plaisir. C'est pour cela que l'on fait du sport", a réagi la gardienne titulaire Amandine Leynaud, qui n'a plus connu les joies d'une médaille depuis le Mondial-2011 (argent).

La grande force de l'équipe : la défense

             
L'histoire est belle, aussi, pour le sélectionneur Olivier Krumbholz, présent lors de toutes les campagnes infructueuses, de 2000 à 2012, avant d'être renvoyé en juin 2013. Le technicien mosellan avait été rappelé en début d'année, pour remplacer Alain Portes, - celui qui lui avait succédé - qui n'avait plus l'adhésion des joueuses. Avec sa rigueur, mais aussi plus de sérénité qu'avant, il a remotivé des troupes au moral en berne. "Il a beaucoup évolué. Contre l'Espagne, il nous faisait des blagues. On travaille énormément et on est devenues hyper autonomes. Il met tous les ingrédients pour que cela marche", explique l'ailière gauche Manon Houette, qui vit ses premiers Jeux.
             
Krumbholz a misé sur la grande force de l'équipe de France, sa défense, tout en essayant de gommer ses faiblesses : une tendance à se crisper dans les moments cruciaux et des problèmes de finition. Les Bleues ont réglé la première, en remontant sept buts en un quart d'heure contre les Espagnoles, avant de l'emporter en prolongation (27-26).

Glauser décisive dans les buts
                       

Mais les carences en attaque n'étaient pas toutes réglées. Face aux Pays-Bas, les Bleues les ont résolues en première mi-temps marquée par l'apport d'Alexandra Lacrabère (6 buts au total) et Allison Pineau (7), leurs deux taulières. Et la défense a répondu présent dans les moments importants, ainsi que les gardiennes, Amandine Leynaud, d'abord, mais surtout Laura Glauser, décisive en toute fin de match: "J'étais dans ma bulle. Il y a eu des arrêts exceptionnels, mais sans ma défense, je n'aurais pas pu les faire."
             
Déjà victorieuses des Néerlandaises en phase de poules (18-14), les Françaises ont limité l'impact des shooteuses Estavana Polman, méconnaissable, et de la future Parisienne Abbingh pour creuser l'écart avant la pause (17-13). Grâce surtout à Lacrabère et Pineau, les Bleues ont marqué autant de buts en une mi-temps que face à l'Argentine (poules), l'une des équipes les plus faibles du tournoi. Mais ensuite, les "Oranje" ont mieux défendu et Tess Wester s'est mise à multiplier les parades. En échec jusque-là, Abbingh a remis les siennes à une longueur (22-21).
              
Pendant les dix dernières minutes, la situation est devenue très serrée. Les "Oranje" ont tout fait pour recoller, mais Glauser a veillé dans la cage française. Les Néerlandaises n'ont pas été loin de le faire dans les tout derniers instants, mais on connaît la suite. Les Bleues pouvaient basculer dans l'ivresse de la victoire : "Je repense à ce par quoi on est passé ces derniers mois. Ca a été tellement dur d'arriver à cette finale ! Je retiens encore mes larmes parce que ce n'est pas fini. Je suis fière qu'on ait pu mettre les choses sur la table, discuter de ce qui n'allait pas et avancer en se mettant au boulot. On a fait une super première mi-temps. En deuxième ça a été un peu plus difficile mais on est arrivé à gérer ce match. On a montré une sérénité qui me laisse espérer l'or", commentait, ravie, la capitaine Siraba Dembélé. 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live