Le coprah, un secteur relativement épargné

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Le coprah, un secteur relativement épargné
©polynesie.la1ere
Le coprah est un des rares domaines a ne pas avoir trop souffert du confinement. L'huilerie de Tahiti a continué à tourner à peu près normalement. Certains coprahculteurs se plaignent tout de même de la diminution des rotations de bateaux.

 
C'est quasiment une exception dans le paysage économique du fenua, la coprah-culture a pu continuer a fonctionner malgré le confinement. Un fonctionnement tout de même dégradé en partie.
 

Moins de bateaux et des pertes sèches


Ils sont 8000 producteurs dans les îles. Certaines ont vu leur passages de bateaux divisés par deux. Or le coprah ne se stocke pas éternellement, il fini par pourrir occasionnant tout de même des pertes pour certains producteurs.

On ne peux pas stocker le coprah car ça moisit – Louise Tehira Colombel, productrice de coprah à Taputapuatea

Près de 13000 tonnes de coprah sont produites annuellement par les îles et intégralement livrées à l'huilerie de Tahiti.
 

L'huilerie de Tahiti fonctionne normalement


Après quelques jours de congés les 31 employés de l'huilerie de Tahiti on repris le travail normalement. Des containers d'huile partent toutes les deux semaines, principalement pour la métropole qui est le plus gros client. L'entreprise alimentaire française qui importe l'huile de Tahiti a continué à fonctionner malgré le confinement assurant un débouché aux exportations locales.
 

Le cours mondial de l'huile s'effondre


Mais l’inquiétude viendrait plutôt de l'effondrement des cours mondiaux de l'huile suite à la crise économique du covid-19.

On dépend complètement du cours international de l'huile et du coprah - Henri Leduc, pdg de l'huilerie de Tahiti

Il y a deux ans une tonne d'huile se négociait à 2000 dollars la tonne, aujourd'hui c'est 800 dollars la tonne.

La filière n'est donc encore pas assurée d'avoir franchi les difficultés. Le secteur du coprah est totalement subventionné par le pays à hauteur de 2 milliards cfp par an.

Regardez ce reportage de Thierry Stampfler, Mirko Vanfau et Julien Vescovali :