Le ton monte chez Sabena Technics

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Le ton monte chez Sabena Technics
©Polynésie la 1ère

"Reprenez le travail, ça sert à rien votre truc ! Vous l'avez démarré trop tard," s'est emporté le président du groupe Sabena Technics, Philippe Rochet, sur le piquet de grève, ce jeudi 10 juin. Le ton est monté avec les grévistes, alors que 67 emplois sont menacés.

Le ton est monté ce jeudi 10 juin, sur le piquet de grève de Sabena Technics, entre les grévistes et le président du groupe, Philippe Rochet, actuellement en déplacement en Polynésie. 

Selon les grévistes présents sur place, le président du groupe aurait souhaité rentrer sur le site avec sa voiture, mais les grévistes l'en auraient empêché, demandant à trouver un compromis au conflit social entamé le 7 mai dernier. Le ton est alors monté, capturé sur une vidéo amateur : "C'est ça le respect polynésien ?! s'emporte Philippe Rochet. Je viens ici, je suis le patron de Sabena Technics !" On entend alors un gréviste répondre "et c'est quoi le respect de nous laisser un mois et demi là ?" Ce à quoi Philippe Rochet rétorque : "Mais reprenez le travail ! ça sert à rien votre truc ! Vous l'avez démarré trop tard, votre mouvement." Le président du groupe fait finalement marche arrière sous les huées des grévistes : "vous avez menti dès le début ! et maintenant vous nous dites 'trop tard'."

Le président du groupe Sabena Technics doit repartir à Paris ce jeudi soir. Aucune autre rencontre n'est pour l'heure prévue.

Un plan social prévoyant la suppression de 67 emplois a été présenté en CE extraordinaire mercredi 9 juin, suite à la perte de l'appel de d'offres pour la maintenance des Gardian de l'armée. Le repreneur, Jet Aviations, refuse catégoriquement de reprendre les contrats de travail.

Les pourparlers sont toujours suspendus aux résultats de l'appel d'offres pour le marché des CASA et aux résultats des deux recours déposés devant le tribunal du travail et le tribunal civil. 

Dans le premier recours, les salariés demandent l'application d'une disposition du Code du travail qui obligerait -en cas de transfert d'activité de maintenance- Jet aviation à reprendre l'ensemble des contrats de travail. Le second recours demande l'application de la convention collective de 2019 concernant la perte d'un marché.