L’art iconographique marquisien au patrimoine national

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tatouage marquisien
©Polynésie la 1ère
Les maires de la Codim étaient invités, ce 15 décembre à la Présidence, pour marquer la reconnaissance de l'art graphique marquisien par le ministère national de la Culture. Première étape peut-être avant la reconnaissance au patrimoine mondial de l'humanité.
Le dossier d'inscription de l'art iconographique marquisien "Matatiki " au patrimoine culturel immatériel français est en bonne voie. Il a été présenté, le 15 septembre dernier, au Comité National des Biens Français du Patrimoine Mondial.Ce mardi matin, l'Etat et le Pays ont donné une conférence de presse sur l'avancée du dossier. Les maires de la Codim étaient invités, à la Présidence, pour marquer la reconnaissance de l'art graphique marquisien par le ministère national de la Culture. Une victoire pour les Marquisiens et une première étape vers la reconnaissance espérée au patrimoine de l'UNESCO.

L'enthousiasme des élus des Marquises comptent beaucoup dans ces démarches très longues et fastidieuses. "Les Marquises ont beaucoup marqué, en tous les cas sur les 30-40 dernières années, la vie culturelle de ce Pays par leur travail manuel, les sculptures mais aussi le tatouage qui fait le tour du monde aujourd'hui. Donc, je crois qu'il y a, en effet, un mérite spécial qu'il faut attribuer à ces maires, ces associations", explique Edouard Fritch, président du Pays. 

Tout ceci signifie qu'effectivement le tatouage, les pétroglyphes, le tapa, les sculptures deviennent des symboles d'une partie de la Nation, une partie originale et lointaine devenue française par la colonisation. Les historiens du futur jugeront, les peuples choisiront mais en attendant cette inscription du "Matatiki", ou iconographies marquisiennes, donne une légitimité supplémentaire à l'art de l'archipel pour revendiquer une place importante dans l'histoire de l'humanité. Sur un plan local, c'est aussi très symbolique. "C'est surtout la reconnaissance que ces symboles (...) sont marquisiens. C'est très important pour nous", explique Teiki Huukena, président de l'association Patutiki.