Un missile nord-coréen passe à 150 km d'un avion Air France

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Le missile testé le 28 juillet par la Corée du Nord est tombé à 150 km d'un vol Air France, avec 323 personnes à son bord, au départ de Tokyo. Une route empruntée aussi par le Paris-Papeete d’Air France via Tokyo (avec Air Tahiti Nui en codeshare). Mais pour les spécialistes,le risque est nul.
Le missile intercontinental lancé par la Corée du Nord est tombé à 150 km d'un vol Air France, qui reliait Tokyo à Paris par la mer du Japon : une route empruntée aussi depuis avril dernier par le Paris-Papeete d’Air France via Tokyo (avec Air Tahiti Nui sur le tronçon Tokyo-Papeete). La semaine dernière, l’avion d’Air France a survolé l'endroit où s'est écrasé le missile une dizaine de minutes plus tard.

Mais pour Xavier Tytelman, spécialiste de la sécurité aérienne, l’avion n’était pas visé, il n’était donc pas possible que ce tir le percute : "Même si l'avion avait décollé dix minutes plus tard, ce serait peut-être tombé à 50 km au lieu de 150, mais le risque reste nul. Air France va modifier la route de ses prochains avions dans la zone, mais pour être clair, c'est vraiment pour moi une question de marketing. Nous ne sommes pas sur des missiles qui visent les avions, nous sommes sur des missiles balistiques. Ce type de missile-là, on est sur une trajectoire descendante, c'est-à-dire qu'il ne va pas voler à l'altitude des avions au milieu du trafic aérien, c'est un missile qui tape vers le bas, qui descend. Donc la probabilité que ça croise un avion est insignifiante. On est à plus de 150 km, il n'y a absolument aucun risque. La Corée du Nord cherche à faire peur, donc son objectif c'est d'être imprévisible, de tirer le plus loin possible. Il y a une seule réponse qui est technique, qui est possible, c'est de mettre en oeuvre les missiles américains qui sont capables de détecter le tir d'un missile et qui sont capables d'abattre un missile. Mais là, ça veut dire que les Américains vont devoir mettre en place des bateaux qui tournent en permanence et là on est sur une escalade militaire, c'est une question diplomatique."

Xavier Tytelman