Intercontinental Moorea : la grève s'essouffle

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Un piquet de grève fantôme à l'Intercontinental Moorea
©Sandro Ly
Au 15ème jour de grève à l'Intercontinental Moorea, la quasi-totalité des employés a repris le travail. Ils ne sont plus qu'une poignée sur le piquet à l'entrée de l'hôtel, des représentants du personnel qui comptent tenir bon jusqu'à l'obtention du paiement des heures de grève.
Ils n’ont pas encore totalement tiré leur révérence.  La plupart des grévistes ont repris le travail depuis lundi à l’Intercontinental Moorea, mais les représentants du personnel restent mobilisés. Ils sont 7 à tenir bon sur le piquet de grève devant l’hôtel, dans l’espoir d’obtenir le paiement des jours de grève. La direction, elle, reste intraitable.  

« La demande du syndicat est que ces 15 jours de grève soient compensés en congés payés, nous ne sommes pas d’accord », explique Jean-Louis Detaille, le directeur général de l’Intercontinental Moorea. « Le paiement des jours de grève, ou la compensation en congés payés, sur les 46 jours de grève n’ont pas été payés ni compensés. Et ça, c’est une règle qui a été posée et ne changera pas. Aujourd'hui, la demande du syndicat est que ces 15 jours de grève soient compensés en congés payés, nous ne sommes pas d’accord puisque c’est une règle que nous avons établi. Si on le fait pour les 15 jours, on devra le faire pour les 46 jours »

Les représentants du personnel se disent prêts à aller jusqu'au bout. « On risque fort de rester sur le piquet pendant les fêtes, jusqu’à ce qu’ils reviennent autour d’une table et qu’on puisse discuter calmement. » prévient le secrétaire général adjoint de O Oe To Oe Rima, Tunia Terevaura.

Le tribunal du travail saisi pour licenciement abusif

Deux autres points sont sur la table : la restructuration de l’entreprise, et le reclassement du personnel. O oe to oe rima a en revanche renoncé à demander la réintégration des quatre salariés licenciés pour harcèlement par leur direction.

C’est le tribunal du travail qui se prononcera sur leur cas. C’est d’ailleurs ce que réclamait la direction depuis le précédent mouvement de grève, qui avait duré un mois et demi, et aurait engendré des pertes de 200 millions de francs pour l'hôtel.

 
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