Politique : que retenir de l'année 2019 ?

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Retro politique 2019
©Polynésie la 1ère
L'année qui va bientôt s'achever aura principalement été marquée par l’annonce de la venue en Polynésie française, en avril prochain, du Président de la République et par l'adoption du projet de toilettage du statut d'autonomie.
C'est l'annonce forte de l'année. Elle tombe le 5 juillet... Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, viendra en Polynésie française après les municipales, en avril 2020, pour y tenir notamment un sommet océanien sur le climat. Autre temps fort politique de l'année 2019 : début mars, le second déplacement officiel au fenua d'Annick Girardin. La ministre des Outre-mer participe au 17ème forum des Pays et Territoires d'Outre-mer et de l'Union Européenne.

"L'Europe est le premier partenaire de la Région en matière d'aide au développement" rappelle alors la ministre, qui fait plusieurs annonces : les conséquences du Brexit seront bien prises en compte dans la nouvelle décision d'association qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2021. D'autres garanties : le FED sera désormais intégré dans le budget général de l'Union Européenne, il y aura des fonds spécifiques pour les projets intra régionaux. Il s'agit aussi de faire des trois collectivités françaises du Pacifique, des pionnières en matière d'adaptation et de lutte contre le changement climatique. 
 

Le toilettage du statut et visites ministérielles


Le 23 mai, le Parlement adopte le projet de toilettage du statut de la Polynésie française. Il améliore le fonctionnement des institutions, apporte des avancées majeures en matière foncière mais avant tout, le projet de loi organique reconnaît dans son article 1, "la mise à contribution de la Polynésie française dans la capacité de dissuasion nucléaire et à la défense nationale". La dette nucléaire n'est pas sanctuarisée mais elle est retirée du budget des Outre-mer pour éviter les effets yoyo du passé. La DGA intègre désormais la dotation générale de fonctionnement dont bénéficient tous les autres Outre- mer.

En juillet, deux visites ministérielles. La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, vient constater le fonctionnement du service public de la justice du territoire. Et, le 17 juillet, elle inaugure le tribunal foncier. Deuxième visite, celle de Sébastien Lecornu qui est de retour au fenua pour y préparer la visite du chef de l'Etat. Le ministre en charge des collectivités territoriales se rend au 30e congrès des maires à Rikitea pour présenter le projet de réforme du statut de l'élu local.
 

Le décès de Jacques Chirac


Autre temps fort politique au fenua et grosse émotion : le 26 septembre, l'annonce de la mort de Jacques Chirac. Il a été le président de la reprise mais aussi de l'arrêt définitif des essais nucléaires. Il a également pérennisé la dette nucléaire prévue initialement pour une durée de 10 ans et présidé à Papeete le tout premier sommet France-Océanie. Il a été par ailleurs l'un des premiers chefs d Etat  lanceurs d'alerte en matière de réchauffement climatique.

Enfin en octobre, autonomistes et indépendantistes se retrouvent à la tribune de l'ONU à New-York. Le président Fritch demande la désinscription de la Polynésie française de la liste des pays à décoloniser. Le Tavini demande à la France d'appliquer concrètement la résolution du 17 mai 2013 via "un chemin équilibré et arbitré". Anoter également au mois de novembre, l'adoption par le Parlement du Budget de l'Outre-mer pour 2020. Un budget relativement stable de l'ordre d'environ 298 milliards de Fcfp Pacifique.

Cette première rétrospective est à retrouver dans votre journal radio de Polynésie la 1ère, dès 6h lundi 23 décembre. Une deuxième rétrospective politique vous sera proposée mardi 24 décembre.