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Le président Edouard Fritch et Annick Girardin évoquent les Assises de l’Outre-mer et le toilettage du statut d’autonomie

Le président Edouard Fritch, accompagné du vice-président Teva Rohfritsch, du président de l’Assemblée de la Polynésie française, Gaston Tong Sang, de la sénatrice Lana Tetuanui et de la députée Maina Sage, a été reçu jeudi, rue Oudinot, par Annick Girardin, ministre des Outre-mer.

© Présidence
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  • IR, avec communiqué
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Au centre de leurs échanges, durant deux heures et demie : la révision et la modernisation du statut d’autonomie, ainsi que le bilan des assises de l’Outre-mer sur le fenua, dans la perspective de la remise du livre bleu au président de la République, le 28 juin prochain.

Tout a débuté, à la demande de la ministre, par un entretien en aparté avec le président Edouard Fritch et Teva Rohfritsch. Puis, la réunion a été élargie au président de l’Assemblée de la Polynésie française et aux parlementaires.
Au sujet des Assises de l’Outre-mer, le président du Pays a indiqué qu’une trentaine de fiches projet et propositions avaient été établies : « Avec la ministre nous avons étudié celles qui relèvent d’une intervention de l’Etat. Certaines seront retenues ».

S’il n’a pu révéler cette liste puisqu’elle le sera lors de la remise du livre bleu au président Emmanuel Macron le 28 juin, le président Fritch a déclaré que « parmi les dossiers les plus importants il y a la continuité territoriale, le numérique et bien d’autres comme des centres de jeunesse que nous voulons créer en Polynésie pour accueillir nos jeunes délinquants et les mettre sur la bonne voie. Autant de projets que nous avons inscrits dans notre programme de campagne ».

Nucléaire : un projet de centre de mémoire

Autre dossier important : le toilettage du statut. Les travaux suspendus depuis l’an dernier en raison de la campagne des élections territoriales ont repris ce jeudi : « Un certain nombre de sujets préoccupent l’exécutif local. Mais ce ne sont pas des modifications de fond. Il fallait que l’on soit bien en phase avec le gouvernement central car il s’agit là d’un projet de loi du gouvernement améliorant le statut de la Polynésie ».

La délégation polynésienne a évoqué, par ailleurs, le nucléaire, dont il est fait référence dans l’une des fiches-propositions présentées à la ministre. Notamment à propos du projet de centre de mémoire suspendu à une décision du ministère des Armées car « il s’agit de créer ce centre sur un ancien terrain militaire aujourd’hui pratiquement désaffecté. Avec le représentant de l’Etat, Monsieur le Haut-Commissaire, nous avons estimé qu’il s’agissait du lieu approprié pour créer ce centre de mémoire en plein centre de Papeete et dans un quartier intéressant », a précisé le président de la Polynésie française.

Donner un coup d’accélérateur

Vendredi, la délégation de la Polynésie française emmenée par le président Edouard Fritch sera reçue, à l’Hôtel Matignon, par le Premier ministre Edouard Philippe. Cette réunion, en présence d’Annick Girardin, portera sur les mêmes thématiques abordées au ministère des Outre-mer. Auparavant, le président du Pays aura pu s’entretenir avec Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics, avant une rencontre, mardi, avec Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.« Je compte leur présenter les différents programmes que nous avons mis en place avant les élections. Il s’agit pour nous de donner un coup d’accélérateur puisque les dossiers ont été pratiquement suspendus depuis le mois de janvier. Il faut refaire le point avec eux sur le statut, le RSPF, les problèmes de défiscalisation… Un certain nombre de sujets sur lesquels nous souhaiterions aller vite maintenant », a conclu Edouard Fritch.

Le président Fritch et Annick Girardin
Le président Fritch et Annick Girardin

 

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