Référendum en Calédonie : un scrutin suivi par le Tavini

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©NC.1 François Tromeur
Le 4 octobre aura lieu le 2e référendum sur l'indépendance prévue par l'accord de Nouméa. La consultation va à nouveau engager l'avenir institutionnel du Caillou. Le scrutin sera regardé de près par les puissancces internationales mais également les partis politiques polynésiens
Ce deuxième scrutin d'autodétermination s'inscrit dans le processus de décolonisation engagé entre la Nouvelle-Calédonie et la France, ouvert il y a 32 ans, par les accords de Matignon et de Nouméa. L'enjeu du scrutin dépasse la seule revendication indépendantiste selon Mathias Chauchat, professeur de droit public à l'université de la Nouvelle-Calédonie.

Le veritable enjeu, c'est d'aboutir à un destin commun dans un Pays commun, de créer un seul peuple calédonien réuni dans une seule citoyenneté politique garantissant l'égalité pour tous.
Au 1er référendum de 2018, la participation avoisinait les 81%. Le non à l'indépendance l'avait emporté à 56,7% face aux 43,3 % en faveur du Oui. Au final: 18 000 voix d'écart.

Une victoire en demi-teinte pour les partisans du maintien de la France : ils tablaient sur un bien meilleur score. Pour les indépendantistes, la défaite avait du coup, eu des accents de victoire. La question est la même qu'il y a deux ans : " Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante?"
 

Scrutin suivi par le Tavini


En cas de nouvelle victoire du non, l'accord de Nouméa prevoit un 3ème référendum dans les 2 ans à venir. Si le oui triomphe, le nouvel Etat devra déterminer la façon dont il tissera des liens avec la France et l'Europe. Il devra aussi se positionner face aux appétits des autres grandes puissances dans la Région, les Etats Unis et surtout la Chine.

Le scrutin sera particulièrement suivi par le Tavini. Oscar Temaru veut ouvrir au plus vite le processus de décolonisation d'une Polynésie réinscrite sur la liste onusienne des Pays à décoloniser depuis le 17 mai 2013. Une consultation suivie aussi par le Tahoeraa. Gaston Flosse réclame à la France, un référendum d'autodétermination tout en distinguant son combat de celui des souverainistes.

Force est cependant de constater que le premier référendum de 2018 sur le caillou n'avait soulevé au fenua, aucun véritable débat sur quelle indépendance ou quelle autonomie demain pour la Polynésie ?

En fonction des régles régissant le corps électoral, la communauté calédonienne, tahitienne et wallisienne originaire du Caillou sera aussi appelée aux urnes. 12 observateurs de l'ONU sont sur place. Ils ont dû comme tous les visiteurs venus de l'extérieur, passé par un sas sanitaire de 14 jours dans un hôtel. 
Référendum en Calédonie : un scrutin suivi par le Tavini