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Alika Tahiti : dans les coulisses du métier de bijoutier

Le métier de bijoutier a de multiples facettes : bijoutier, sertisseur, polisseur, lapidaire, joaillier... et l'artisan créateur ou encore "le couteau-suisse". Alexandra, d'Alika Tahiti, nous a ouvert ses portes et nous a invité à rencontrer les deux bijoutiers avec qui elle travaille.

Alexandre d'Alika Tahiti - Thomas Norillou, Ricardo Cortez © Polynésie 1ère, HL
© Polynésie 1ère, HL Alexandre d'Alika Tahiti - Thomas Norillou, Ricardo Cortez
  • Polynésie 1ère, HL
  • Publié le , mis à jour le
On connait surtout Alika Tahiti sur les salons comme Made in fenua, le salon de la beauté et du bien-être, the creative market... Aujourd'hui elle nous ouvre les portes de son travail et nous en dit plus sur sa manière de travailler....Elle dispose également d'un point de vente en centre-ville en face du Vaima, au-dessus de Quiksilver et la Bonbonnière). Un second a ouvert quartier Taunoa (à côté du Lagon bleu) depuis septembre, à l'intérieur du showroom Pulp qui vend a la base des maquillages et accessoires de beauté. En plus d'être un point de vente pour Alika, il est au départ l'atelier de deux bijoutiers Thomas Lorillou et Ricardo Cortez avec qui travaille Alika depuis un an et demi. Hommes de l'ombre, mais cheville ouvrière si essentielle dans la création d'un bijou, ils nous en disent plus sur leur métier et leur parcours...

Thomas Lorillou a un parcours plus qu'original. Il suit tout d'abord une formation de professeur d'anglais, mais la passion des bijoux est ancrée en lui depuis son adolescence. Dès l'âge de 15 ans, il s'amusait à créer des bijoux. Le soir, le weekend, il travaillait à côté de ses études pour des bijoutiers. Lorsqu'il commence son métier de professeur d'anglais, au bout de deux ans, il en a marre et revient à ses premières amours. Depuis 15 ans, il travaille à son compte, "Sans aucun regret ! Si c'était à refaire, je ferais les mêmes choix sans problème !" nous confie-t-il."Il n'y a pas de monotonie dans ce métier, c'est ça l'intérêt."

Ricardo Cortez : Nombreux Polynésiens le connaissent déjà en tant que chanteur dans le groupe "The travelers", ex "Uturn". Ricardo a d'abord suivi un BAC Pro MSMA (Maintenance des Systèmes Mécaniques Automatisés). Le BAC Pro en poche, il se rend compte que la mécanique n'est pas pour lui, et reprend trois ans d'études et suit un CAP métaux précieux. C'est alors qu'il intègre l'équipe de Thomas Lorillou chez Rai Moana. Après avoir travaillé deux ans à la bijouterie Tamanu, il lâche le métier de bijoutier et revient dans le milieu de la mécanique tout en chantant, notamment avec Rocky Gobrait, John Menezes. Avec ce dernier, il monte le groupe "UTurn", et chante quotidiennement au resto le Dao. "On gagnait même mieux notre vie que la bijouterie, à ce moment-là. Mais la passion de la bijouterie était plus fort." Ricardo décide de monter sa propre bijouterie à la maison "Atelier Helricor". Une belle expérience qui dure deux ans. Mais le marché est difficile, "les perles à des prix raisonnables partent toutes sur les ventes aux enchères" explique Ricardo. Il ne souhaite plus être son propre patron et recontacte Thomas Lorillou, avec qui il travaille aujourd'hui depuis deux ans.
Thomas et Ricardo bijoutiers à Tahiti en plein travail

Alika Tahiti : Alexandra a toujours été attirée par les bijoux, depuis toute petite. Elle créé d'abord pour ses amies, mais après un stage chez Tex'Styl à 16 ans, c'est une révélation. Elle sait qu'elle veut en faire son métier. Pour atteindre son objectif, elle suit huit ans d'études, avec un parcours tout à fait original. Bac ES en poche, elle commence un mois en CAP de bijouterie au lycée Saint-Joseph. Mais la formation ne lui convient pas pleinement : "Il n'y avait que la pratique. Il me manquait la com, la comptabilité, le management..." Du coup, elle bifurque vers un DEUG LEA à l'Université de Polynésie, puis une licence LEA à Montpellier. S'ajoute ensuite une ecole de communication (licence relations publiques et evenementiel), puis une ecole de commerce. Elle y suit une licence et master 1 et 2 en marketing et communication, et termine ses études par un stage à Paris dans l'événementiel. Mais travailler pour les autres ne la satisfait pas pleinement. Elle préférerait créer ses propres événements. Son idée de monter sa propre entreprise de création de bijoux murit de plus en plus. Pourtant bardée de diplômes, elle poursuit encore les études avec une formation pour adultes dans l'école de bijouterie de la rue du Louvre, une des écoles les plus renommées. C'est là qu'elle apprend à travailler les métaux, la cire, le sertissage, le polissage, la soudure, mais aussi l'émaillage c'est-à-dire comment mettre de la couleur sur les métaux, une technique qu'elle apprécie particulièrement.
De retour à Tahiti en 2011, elle créé sa patente dès 2012 et vend ses créations devant le café Drink Up et dans les salons. Rapidement Alika Tahiti se fait un nom et une réputation. Alika Tahiti aime marier les matériaux de Tahiti avec les matériaux modernes, comme créer des colliers avec des fleurs en cuir et d'autres en nacre, marier perles, sable, coquillages...

Ecoutez Alexandra qui nous explique comment elle a conçu son dernier bijou :
ITV Alexandra - Alika Tahiti

Aujourd'hui Alika Tahiti a ses points de vente, mais elle continue de travailler à la maison. De plus son site internet et sa page facebook sont une vitrine d'une grande partie de sa gamme. Alexandra fait aussi du relooking de bijoux. Elle transforme un collier en bracelet, ou inversement bracelet ou inversement, une manière d'offrir une nouvelle vie aux bijouux. Enfin, elle organise des ateliers pour apprendre à créer ou relooker ses propres bijoux

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