Après le covid, les tavana en première ligne

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Les maires élus auront à gérer l’après crise covid-19. Le Pays et l'Etat ont pu s'appuyer sur les tavana pour la gestion de cette crise sanitaire sans précédent. Il leur faudra assurer la continuité des solidarités et lancer leurs chantiers pour soutenir la relance économique et l’emploi.
 

Les tavana, organisateurs en chef


Au temps fort de la crise sanitaire, les tavana se sont retrouvés en 1ère ligne. Ils se sont dotés d'un plan de sauvegarde communal. Ils se sont engagés dans le maintien des services publics essentiels, l’information de leurs administrés, la surveillance du respect du confinement et du couvre-feu, la confection de masques. Ils ont aussi apporté leur pierre à la mise en place du dispositif de continuité pédagogique. Ils ont surtout organisé l’assistance alimentaire aux plus démunis et soutenu les acteurs économiques pour sauver, sur leurs terres, l’activité et l’emploi.
 

Le coronavirus aura aussi impacté le budget des communes


Il y a eu le surcoût des aides sociales et emplois aidés, des recettes fiscales et tarifaires qui ne sont pas rentrées principalement durant le confinement. Il y a aussi eu des factures dont il a fallu accélérer le règlement pour venir en aide aux entreprises, commerces et artisans sinistrés.
 

5 milliards de moins dans le fip


Demain, les Tavana auront aussi à gérer la retenue de 5 milliards sur le FIP, le fonds intercommunal de péréquation. C’est la  principale ressource financière des communes, faute de recettes fiscales propres suffisantes.
Ce fonds est alimenté par le Pays à hauteur de 17% de ses recettes fiscales. Or, la covid- 19 aura fait perdre à la Polynésie 20 à 30 milliards de ses rentrées fiscales.
Tout comme toutes les institutions du Pays, l’ensemble de ses services et établissements publics, les maires ont –aussi- été sollicités pour financer le plan de sauvegarde de l’économie et de l’emploi. Le collectif de 32 milliards a été adopté le 26 mars à l’Assemblée. Ces 5 milliards de retenue sur le FIP sont une avance qui sera restituée. Il ne s’agit pas d’une amputation. Le FIP dispose d’ailleurs d’une réserve de 7 milliards.

Toujours est-il que les tavana devront demain plus qu’hier, être de bons gestionnaires. Cette cure d’austérité ne remet pas pour autant en cause, les projets communaux. Les investissements dont le plan de financement est déjà ficelé seront bien lancés, nous ont assuré les tavana. Les autres chantiers seront maintenus mais ils seront étalés dans le temps. Enfin, l’accompagnement social des familles dans le besoin, sera encore demain, l’une des grandes priorités des maires. Il leur faudra – aussi- assurer la continuité des solidarités.
 
Retrouvez les explications de Marie-Christine Depaepe

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