Arisa : la championne de boxe japonaise-tahitienne qui créé l'émoi au Japon

boxe tahiti
Arisa: la championne de boxe japonaise-tahitienne
©Polynésie la 1ère
Privée de Jeux Olympiques en 2021, Arisa se prépare pour Paris 2024

Arisa Tsubata-Hutihuti est championne de boxe au Japon dans la catégorie poids moyen. Elle a commencé à boxer pour perdre du poids en 2018.

La maman de Arisa était tahitienne et s’appelait Clarita Hutihuti. Elle est décédée il y a un peu plus de quatre ans, Arisa et ses trois frères et soeurs grandissent au Japon.

Ma force physique c’est le cadeau que ma maman m’a donné. Mes racines polynésiennes je les ressens quand je m’entraîne et je sais que sur le ring, ma famille polynésienne est avec moi, elle est en moi. 

Arisa Tsubata-Hutihuti - Championne de boxe


Lors de l’ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo, c’est Arisa qui ouvre le spectacle, seule, sur le stade olympique.

Sur son tapis de course elle symbolise les milliers d’athlètes qui, à cause de la covid, on dû s’entraîner seuls chez eux.

Un virus que Arisa connaît bien, elle était infirmière dans l’un des plus grands hôpitaux du pays.

Pendant les grands pics de la covid au Japon, je travaillais jours et nuits à l’hôpital et j’avais du mal à m’entraîner, mais je savais que j’étais utile à mon pays.

Arisa Tsubata-Hutihuti - Championne de boxe

 

Hélas, la covid-19 brise net sont rêve de J.O. La pandémie impose un an d’attente de plus au cours duquel les règles de qualification changent. Elle ne fait plus partie des sélectionnées.

La presse fait l’écho de son histoire et le Japon tout entier se prend d’admiration pour cette athlète infirmière privée de Jeux Olympiques.

Cette expérience m’a donné l’envie de tout donner pour me qualifier pour Paris dans trois ans. Et pourquoi pas de remporter une médaille. Après la France, je veux rentrer à Tahiti et poser cette médaille sur la tombe de ma maman. J’aimerais faire cela pour elle.

Arisa Tsubata-Hutihuti - Championne de boxe

 

Arisa se prépare déjà pour 2024 avec l’envie de ramener une médaille pour sa maman mais aussi pour le Fenua.

Reportage de Heidi Yieng Kow :