Atea et Nahiti Paofai, diabétiques de père en fils

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Atea et Nahiti diabétiques
©Polynésie la 1ère
C'est la journée internationale du diabète. Cette maladie handicape des milliers de Polynésiens. Atea Paofai et son fils en font partie. Tous deux ont failli en mourir. Nahiti est atteint du diabète de type 1, comme son père, la forme héréditaire. A 13 ans, Nahiti doit se piquer tous les jours.

Sans handicap extérieur, Nahiti Paofai est atteint d'une maladie qui l'attaque de l'intérieur, Ses piqûres lui servent à la combattre, il vérifie que sa glycémie est bonne et s'injecte son insuline 4 fois par jour. "Ca dépend de ce que tu manges, ce matin je me suis piqué 16 mg. Si je mange des pâtes, je vais peut-être me piquer 10, 11. Il faut calculer les doses", dit le jeune garçon. 

Tout le temps se piquer

Maintenant, Nahiti arrive à mieux gérer sa maladie. Il faut dire que les outils sont plus évolués que du temps de son père. Ce dernier est passé à 2 doigts de la mort, mais Atea est guéri depuis sa double greffe du rein et du pancréas en 2013. "Je ne suis plus diabétique, plus de cancer. Je n'ai plus rien, au lieu de finir mal, je finis bien. J'avais des seringues en verre que je faisais bouillir, que je nettoyais à l'éther, des aiguilles aussi. A 10 ans, je me piquais avec des seringues qui ne rentrais même pas dans ma peau", avoue Atea. 

Atea et Nahiti diabétiques
Heureusement que les seringues ont beaucoup évolué. ©Polynésie la 1ère

 

"Quand j'ai vu comment étaient ses piqûres à lui...On m'a dit de me piquer avec ça parce qu'une fois j'avais oublié mes trucs comme ça. Mais non, je ne me pique pas", lâche Nahiti.

Trop de sucre dans le sang

Si la médecine a évolué, son fils aussi a bien failli y passer l'année dernière lorsqu'il a été diagnostiqué diabétique en novembre 2020. Sa glycémie était 3 fois supérieure au taux moyen qui s'élève à 1 gramme en moyenne. "5 g dans le sang...si on n'avait pas découvert, il y passait", précise son père. "A l'école, j'avais emmené une bouteille d'eau une fois, 1,5 l, je buvais et toutes les heures j'allais aux toilettes tout le temps. Et je dormais dès que je rentrais à la maison, ce qui m'empêchais parfois d'aller au MMA", ajoute Nahiti. 

Aujourd'hui, il est bien vivant et continue son activité physique préférée, le MMA, et espère un jour être le premier champion de Polynésie atteint du diabète de type 1.

Reportage

 

Dépistage gratuit dimanche

Les tests de dépistage du diabète sont effectués depuis vendredi. Les bénévoles de l’association des diabétiques et des obèses de Polynésie et le Rotary club vous attendent du côté de la cathédrale à Papeete toute la journée. Et c’est gratuit.

Jeudi prochain, ces bénévoles, des infirmiers à la retraite pour la plupart, seront dans les écoles de Moorea.

Pour rappel : le diabète et ses complications coûtent 10 milliards de francs par an à la CPS.