Camp de rupture: escale avant une nouvelle vie

société tahiti
Camp de rupture
©Polynésie 1ère
C’est une expérience originale qui est menée par le ministère de l’éducation , avec le concours du contrat de ville , et l’Institut Jeunesse et Sports en ce moment à Vairao
Camp de rupture
©Polynésie 1ère
Il s’agit d’un camp de rupture. C’est une drôle d’appellation mais qui souligne le vœu des organisateurs : encadrer pour 16 jeunes volontaires une rupture d’avec leur vie dans la rue. Ces 16 personnes n’ont pas envie qu’on les stigmatise comme SDF, elles  ont donc choisi pour le reportage qui leur est consacré d’être des stagiaires .
Depuis 10 jours, et jusqu’au 1 er décembre , ces stagiaires ont quitté les rues de Papeete pour la campagne. Sur un terrain de l’IJSPF , ils vivent durant 15 jours en communauté  et partagent tout : des tâches ménagères à la construction de deux fare potee, de style traditionnel et qui resteront à la disposition de l’IJSPF pour les enfants reçus en colonies de vacances.
Cette opération a permis de rompre complètement avec les problèmes que rencontrent ces personnes dans leur quotidien.
Encadrés par 10 animateurs, ils parlent librement des problèmes de violence, viols, drogue, alcool, tapages nocturnes, hygiène corporelle ou environnement.
C’est une expérience originale qui est menée par le ministère de l’éducation , avec le concours du contrat de ville , et l’Institut Jeunesse et Sports en ce moment à Vairao

 

Jeux de rôles

 
Des ateliers avec des jeux de rôles visant à leur faire prendre conscience de leurs travers mais surtout de leurs compétences sont organisés. C’est ainsi que déjà, nombre d’entre eux se sont trouvés des facilités pour cuisiner, tresser, bétonner, travailler le bois et autres. Ce sont des aptitudes qu’ils ne se connaissaient pas et qu’ils découvrent en même temps que qu’ils redécouvrent le plaisir de mener une vie presque « normale » , faite d’horaires et de tableaux de service à respecter.
Au bout de 10 jours, la plupart de ces jeunes se sont trouvé un but : Hina souhaite récupérer ses enfants placés, et repartir dans son île natale. Manarii voudrait travailler dans un refuge pour animaux.
Jean Claude sait désormais qu’il peut faire un bon cuisinier. Le contact avec la nature, les randonnées en montagne ont permis à chacun de faire lepoint et d’espérer se réinsérer. Un peu de considération et d’attention ont impulsé un nouvel espoir avec l’envie pour tous de rompre définitivement avec la vie dans la rue.
Le succès est tel que le directeur de ce camp : Georges TUTUAITEROI dit « Black » affirme que ces camps de rupture seront reconduits l’année prochaine.
A leur retour en ville, les stagiaires ne seront plus livrés à eux-mêmes, mais encadrés par une association qui les aidera à réaliser leur projet de réinsertion. Pour certains cela sera plus long que pour d’autres. Mais l’envie est là , bien présente, et c’est ce qui compte pour les animateurs , qui soulignent tous l’excellence de cette idée , simple et qui n’aura coûté que 1 million 500 000 francs au pays.
Camp de rupture
©polynésie 1ère