Centre de vacances : les bourses en suspens

famille tahiti
Centre de vacances
©Polynésie la 1ère

L’Union Polynésienne de la Jeunesse, c’est plus de 40 associations, de 50 centres de vacances et de 35 000 jeunes. Pour 2021, il serait question de supprimer les bourses des centres de vacances. La présidente de l’UPJ compte trouver des financements au plus vite.

Des vacances à l’école, c’est possible grâce à l’Union Polynésienne de la Jeunesse (UPJ) et aux 44 associations de jeunesse et d’éducation populaire qui la  composent. Depuis lundi 14 décembre, l’école de la Mission accueille plus d’une centaine d’enfants âgés de 3 à 12 ans, encadrés par 23 bénévoles. Tamatoa en fait partie. Il passe en ce moment la formation qui lui permettra de devenir animateur. Son souhait : donner du bonheur aux enfants… "On aime voir leur sourire et c'est ce qu'on recherche tous les jours", confie l'animateur stagiaire. 

Ces enfants sont issus de familles défavorisées, ils habitent les quartiers de Mahina, Arue, Papeete et Faa'a. L’an prochain, ils risquent d’être moins nombreux. En effet, selon l'UPJ, il serait question de supprimer les bourses pour les centres de vacances. Des bourses financées par la CPS. Mais l’UPJ ne baisse pas les bras ! Si Patricia Teriiteraahaumea accepte la situation, la présidente de l’UPJ compte trouver des financements au plus vite afin que la suppression de bourses n’impacte pas du tout l’admission des enfants des quartiers défavorisés en centre de vacances. "Nous sommes des associations de terrain, nous avons d'autres moyens de réconforter et apporter des solutions à notre niveau", confie-t'elle. 

Depuis 1977, l’UPJ a fait de la jeunesse, son métier. "Les associations sont la continuité de ce qui est fait à l'école, c'est-à-dire que les enfants sont dans un séjour de vacances où ils ont des activités de loisirs avec des thèmes de prévention", explique Nahiti Teariki, membre du CA de l’UPJ. Pour 2021, l’UPJ veut inscrire le programme "Te Ahora" (traduisez bienveillance), dans toutes ses démarches pédagogiques, ses actions quotidiennes et ses projets qu’ils soient culturels, en faveur de l’environnement ou de la langue. Objectif : sensibiliser les jeunes au respect d’eux-mêmes et de leurs ainés.