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Condamné à 6 mois ferme pour avoir violenté les passagers d'un avion

violence tahiti
Air Tahiti : 5000 sièges à 50% de réductions
Décollage avion d' Air Tahiti ©Polynésie 1ère
Un Français, originaire de Montpellier, a frappé un jeune père de famille et insulté les personnels et passagers d'un vol Air Tahiti, au départ de Maupiti. Relatée par la Dépêche de Tahiti, cette affaire vient d'être jugée.
Le tribunal correctionnel de Papeete a jugé hier, jeudi 18 juin, une affaire un peu particulière. Celle d'un Français qui a été pris d'une rage folle avant le décollage de son avion, à Maupiti. Les faits remontent à 2013.

Tout commence à quelques minutes de décollage dans un vol Air Tahiti, entre Maupiti et Papeete. Assis à côté de sa compagne, un jeune Montpelliérain souhaite baisser son siège, ce qui est strictement interdit lors du décollage et de l'atterrissage d'un avion. L'homme n'en a cure, insiste et finit par baisser son fauteuil. Derrière lui, un autre couple avec un jeune bébé sont installés. L'enfant, gêné par le siège baissé, bouge et donne des coups dans le fauteuil de devant. Le jeune papa s'en excuse et demande au couple de métropolitains de remonter leurs sièges. Pris d'une rage folle, le Français insulte le père de famille, le frappe puis s'en prend au personnel de bord qui tente de le calmer.

Finalement, le commandant de bord débarque le couple de l'avion. Pris en charge par la sécurité portuaire, le jeune Montpelliérain ne se calme pas pour autant : une fois dans l'aérogare, il saisit des colliers de coquillages pour les jetter sur l'avion et l'hélice. Il faudra cinq hommes au total pour le maîtriser. 


Il ne présente pas à l'audience


Au procès, les témoins de la scène décrivent un homme dans un "état démentiel", un "personnage insupportable" et "hystérique". Déjà bien connu de la justice pour avoir été condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence et de vol, le Français, qui est depuis rentré dans sa région natale, ne s'est pas présenté à l'audience.

Il a été condamné à six mois de prison ferme, à 500.000 fcp de dommages et intérêts à verser à Air Tahiti et 300.000 fcp au pilote qui s'est porté partie civile dans ce dossier, et 50.000 fcp d'amende.


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