Crise sanitaire : le Heiva attendra, pas la culture

danse tahiti
Pas de Heiva, mais la culture reste essentielle
Il faudra encore attendre un peu avant de retrouver les magnifiques spectacles place Toata. ©Polynésie 1ere

Edouard Fritch l'a dit hier, pour la 2e année consécutive il n'y aura pas de Heiva i Tahiti. Cette année il sera remplacé par le festival "Tahiti Tia Mai », regroupant chants, danses et exposition de costumes. Une nouvelle qui en ravit déjà certains quand d'autres n'y voient que du folklore.  

Le Heiva place Toata, ce n’est pas pour demain ! Alors pour certains, c’est l’occasion de se réinventer, de retrouver l’esprit du Heiva quand il s’appelait encore le Tiurai. C’est le cas de Tiare Trompette, pour qui la soirée de concours était devenue un peu trop compétitive, au détriment de la spontanéité et du rassemblement populaire. « On va pouvoir apprendre à connaître les autres, on a besoin de se reposer, de vivre notre culture avec tout notre cœur et on a surtout besoin de retrouver nos repères », déclare la Directrice de la troupe Hei Tahiti.

Crise sanitaire : le Heiva attendra, pas la culture
©Polynésie 1ere

Pour Ataria Firiapu, directeur de la troupe Tahiti Ura, le Heiva commence vraiment à manquer : « Nos réunions se font en visio-conférences, et vous savez la culture d’une manière dématérialisée a des limites. La culture, on est amené à se rencontrer, c’est le partage, des mots et l’échange est important ».

Crise sanitaire : le Heiva attendra, pas la culture
©Polynésie 1ere

Mais dans certaines îles, comme à Raiatea, ce n’est pas le même son de cloche. Pour la chorégraphe Roina Schmidt, il faut éviter de se rassembler par les temps qui courent : « Vu la pandémie, il est prudent de ne pas faire le Heiva. Par contre, les tavana se sont réunis pour organiser le festival Raromatai de cette année. Je trouve qu’il est plus prudent de tout annuler ».

A Bora Bora, autre son de cloche. Là-bas, l’esprit de compétition entre districts reste vivace. « On va faire quelque chose mais chez nous, pas ailleurs », estime Dany Fifi Cheffe de la troupe de Anau.

 

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