Décès du président de l'Eglise mormone, Thomas Monson

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Thomas monson
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Celui qui dirigeait depuis 2008 cette église américaine aux 16 millions de fidèles dans le monde, est mort mardi 2 janvier à l'âge de 90 ans.
Le président américain Donald Trump a présenté, mercredi 3 janvier, ses condoléances à la famille du président de l'Eglise mormone, Thomas Monson, se disant "profondément attristé" par son décès à l'âge de 90 ans. "Considéré comme un prophète par près de 16 millions de membres" de l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, son nom officiel, "il avait un message d'optimisme, de pardon et de foi", a écrit Donald Trump dans un communiqué.
            
"Melania et moi sommes profondément attristés" par le décès du 16e président des Mormons, poursuit le président en présentant ses condoléances à "ses trois enfants et le reste de sa famille".
            
Thomas Monson est décédé au soir du 2 janvier chez lui à Salt Lake City, la "capitale" des Mormons située dans l'Etat américain de l'Utah, "de causes relatives à l'âge", a annoncé l'Eglise mormone dans un communiqué. "Un successeur ne devrait pas être choisi par le Collège des douze apôtres de l'Eglise jusqu'après les funérailles du président Monson", précise le communiqué.

16 millions de fidèles

            
Thomas Monson avait été élu le 3 février 2008 pour succéder à Gordon Hinckley, après son décès à 97 ans. Ce dernier avait été inhumé à Salt Lake City en présence de milliers de fidèles, dont le Mormon Mitt Romney, à l'époque candidat à la nomination républicaine pour la présidentielle américaine. "Thomas S. Monson a marché là où Jésus a marché, aidant les opprimés, confortant les blessés, soignant les malades, illuminant les vies des solitaires", a écrit M. Romney mardi sur Twitter.
            
L'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours a été fondée en 1830 par le pionnier américain Joseph Smith. Elle s'appuie sur le "Livre de Mormon", du nom d'un ancien prophète, version "restaurée" de la parole véritable de Jésus, par opposition à la version classique résultant de la "grande apostasie" du christianisme. Elle revendique aujourd'hui quelque 16 millions de fidèles à travers le monde.