Du 17 au 21 mars, films et conférences ouverts à tous avec l’Envers du Monde

cinéma tahiti
L'envers du monde
5 jours, 5 films, 5 thèmes : « Disparition des abeilles, la fin d’un mystère », « Planète alu », « Main basse sur Le riz », « Drapeau rouge sur continent noir » et « Le sable, enquête sur une disparition » seront diffusés chaque soir de la semaine. L'entrée est libre.
Le concept de base de cette manifestation est simple. Il s’agit d’aborder quelques unes des grandes problématiques majeures pour le devenir de la planète (qu’elles soient sociétales, économiques, environnementales, sanitaires, alimentaires ou autres), mais ayant également une résonance directe en Polynésie française, à partir de la projection de films documentaires, sélectionnés avec soin et prolongés chaque fois par un débat citoyen animé par des journalistes professionnels, entre le public et des personnalités invitées. 

Retrouvez tout le programme et les résumés des documentaires ci-dessous :

Lundi 17 mars

Projection à 18h
Puis débat animé par un journaliste professionnel

DISPARITION DES ABEILLES, LA FIN D’UN MYSTERE
Abeilles ruches
©L'envers du monde

Réalisation : Natacha Calestrémé
Production : Monalisa Productions & Mandarava Productions
51 mn - France - 2008

Constat alarmant : depuis une vingtaine d'années, un mal mystérieux frappe les abeilles, et, que ce soit en Europe, en Asie, en Australie ou en Amérique du Nord, les abeilles meurent par millions... Les pertes se chiffrent en millions. Les conséquences en sont désastreuses : faute de pollinisation, les arbres ne produisent plus de fruits et tout l'écosystème est menacé. Natacha Calestrémémène l'enquête sur ce phénomène mystérieux dont l'enjeu est ni plus ni moins la survie de toutes les espèces végétales et animales — l'homme compris. Plusieurs pistes sont abordées par le documentaire et la piste privilégiée est celle des pesticides. Les abeilles rapportent des pollens contaminés dans les ruches. Pris séparément, les produits employés sont en théorie inoffensifs pour les abeilles, mais combinés, les insecticides et les fongicides utilisés pour protéger les cultures se révèlent l'arme du crime idéale. On assiste alors, comme actuellement en Polynésie française, à un dialogue de sourds entre apiculteurs et agriculteurs. Les premiers dénoncent l'utilisation abusive d'armes de destruction massive contre leurs précieuses abeilles. Les seconds cherchent une issue économiquement viable à un problème qui les touche directement. Car les agriculteurs sont eux aussi les victimes de ce fléau. Sans abeilles, pas de pollinisation et donc pas de fruits ni de légumes. Triste ironie pour l'humanité...


Mardi 18 mars


Projection à 18h
Puis débat animé par un journaliste professionnel

PLANETE ALU
Planète Alu
©l'envers du monde

Réalisation : Bert Ehgartner
Production : Langbein & Partner Media
89 mn - Allemagne - 2013

Sans que nous en ayons bien conscience, l’aluminium est omniprésent dans notre quotidien. Ses différentes propriétés physiques– malléable, léger, inoxydable – en font un métal fascinant, précieux notamment dans les secteurs de l'architecture, de l’alimentation et de la cosmétique. Son utilisation dans les emballages, en chimie alimentaire, dans les produits de cosmétique et dans la pharmacopée pose de plus en plus de problèmes. Officiellement, le discours reste très vague sur cette question, même s’il est admis que sous « certaines conditions » l’aluminium est connu pour être un neuro toxique. Dans ces conditions, les quantités minimes que nous ingurgitons quotidiennement via en particulier l’alimentation ou l’utilisation régulière de certains produits (dentifrices et déodorants par exemple) ne devraient pas présenter a priori de danger. Or des études scientifiques approfondies ont prouvé que l’aluminium, ses composants, ses sels ou ses dérivés, favorisaient l’apparition du cancer du sein, de diverses allergies, d’infections auto-immunes, voire même de la maladie d’Alzheimer. Entre d’un côté les industriels et les instances sanitaires officielles qui nous disent qu’il n’y a aucun danger, et de l’autre côté des chercheurs scientifiques reconnus qui veulent nous alerter sur les dangers de l’aluminium, ce documentaire s’attache à creuser la question pour nous permettre de nous faire une meilleure idée de la situation réelle.


Mercredi 19 mars


Projection à 18h
Puis débat animé par un journaliste professionnel

LE SABLE, ENQUETE SUR UNE DISPARITION
Sable disparition
©l'envers du monde

Réalisation : Denis Delestrac
Production : ARTE
74 mn - France - 2013

On le trouve un peu partout. Dans le béton, qui alimente, au rythme de deux tonnes par an et par être humain, un boom immobilier ininterrompu. Mais aussi dans les puces électroniques, le papier, le plastique, les peintures, les détergents, les cosmétiques... Ce sable que nous aimons fouler du pied ou laisser filer entre nos doigts s'est glissé à notre insu dans tous les interstices de notre quotidien. L'industrie le consomme en quantités croissantes, plus encore que le pétrole. Peut-être parce que, contrairement à l'or noir, cette matière première perçue comme inépuisable est restée à ce jour pratiquement gratuite. Alors que le sable des déserts est impropre à la construction, les groupes du bâtiment ont longtemps exploité les rivières et les carrières. Puis ils se sont tournés vers la mer, provoquant ce qui est en train de devenir une véritable bombe écologique. Car le sable joue un rôle essentiel dans la protection des côtes et l'équilibre des écosystèmes marins. Les conséquences de cette surexploitation apparaissent peu à peu au grand jour. Petit à petit, les appétits économiques ont grignoté au moins 75 % des plages du monde, et englouti des îles entières, en Indonésie et aux Maldives, tandis que Singapour ou Dubaï ne cessaient d'étendre leur territoire en important, parfois frauduleusement, du sable. Disparition des poissons, impact aggravé de l'érosion et des tempêtes, bords de mer devenus lunaires : face aux timides régulations adoptées pour tenter de limiter le pillage, la « ruée vers le sable» s'est en réalité accélérée, sous l'égide de grandes entreprises multinationales et de mafias locales. Ce documentaire est une révélation !


Jeudi 20 mars


Projection à 18h
Puis débat animé par un journaliste professionnel

MAIN BASSE SUR LE RIZ
Main basse sur le riz
©l'envers du monde

Réalisation : Jean Crépu et Jean-Pierre Boris
Production : Ladybirds Films & ARTE France
81 mn - France - 2009

Aucune activité économique ne nourrit autant de personnes et ne se révèle aussi cruciale pour l’équilibre social de nombreux pays que la culture du riz. Le riz nourrit près de la moitié de la population de la planète et il conditionne la sécurité alimentaire mondiale. Cette céréale, qui occupe 15 % des surfaces cultivables de la planète, a le pouvoir de garantir la stabilité politique ou de renverser des gouvernements. Au printemps 2008, le prix du riz est multiplié par six en quelques mois provocant de violentes «révolte de la faim» dans un quarantaine de pays. En écho à cette flambée des prix, ce documentaire aborde l’enjeu alimentaire mondial en enquêtant auprès des grands acteurs de la filière mondiale du riz. En reconstituant le puzzle du marché international – entre la Thaïlande premier exportateur de riz, Genève d’où opère le négoce et l’Afrique devenue le plus grand pôle d’importation de riz pour nourrir sa population – le film décrypte les rouages de ce marché et met en lumière ses dérives et ceux qui font main basse sur le riz – spéculateurs irresponsables et États corrompus. Enfin, il s’interroge sur l’efficacité des tentatives de politiques d’autosuffisance et l’accaparement des terres agricoles (dit « landgrabbing ») par les pays riches. Alors, que s’est-il réellement passé au printemps 2008 ? Qui a provoqué cette panique ? Qui en a bénéficié ? Quelles leçons ont été tirées et quelles décisions ont été prises ? Ce documentaire d’investigation nous fait pénétrer dans la très discrète filière mondiale du riz et permet de mieux comprendre la complexité d’un marché dont les enjeux sont considérables pour la sécurité alimentaire mondiale de demain


Vendredi 21 mars

Projection à 18h
Puis débat animé par un journaliste professionnel

DRAPEAU ROUGE SUR CONTINENT NOIR
Drapeau rouge
©l'envers du monde

Réalisation : Fabrice Monod
Production : A7 Média, France 5 & RTBF
52 mn - France - 2008

En 2006, la Chine organise le premier sommet sur la coopération sino-africaine. 48 chefs d'État sur les 53 que compte le continent noir acceptent l'invitation. Le gouvernement de Pékin propose à l'ensemble des dirigeants présents des investissements massifs contre des matières premières. Pour vaincre les résistances éventuelles, les Chinois brandissent les principes de non-ingérence et multiplient les marques de respect à l'égard de leurs hôtes. L'alliance est scellée et le sommet s'achève apparemment sur une réussite. La Chine a ainsi promis d'investir 20 milliards de dollars en trois ans et de faire passer le commerce bilatéral de
50 à 100 milliards de dollars avant 2010 ! Implantation ou exploitation, la présence chinoise s'intensifie partout en Afrique (et aujourd’hui dans le Pacifique). Comme, par exemple, en République démocratique du Congo. Les compagnies pétrolières occidentales y sont bien implantées et pas faciles à déloger. Alors, les entreprises chinoises, encouragées par les tournées africaines de leur Premier ministre, occupent le terrain là où elles le peuvent. Elles répondent et gagnent des centaines d'appels d'offres : routes, barrages ou immeubles, réseaux d'eau, etc. Et il n'y a pas que les grandes entreprises d'État chinoises qui s'installent en Afrique... Pour Marcel Mounea, chef d'entreprise congolais, « l'Afrique se dirige vers celui qui lui tend la main, et actuellement c'est la politique de la Chine. [...] Je me dis qu'il faut qu'on fasse très attention. On a fait des erreurs au départ avec les Occidentaux, on ne veut pas les refaire avec la Chine ». À travers l'exemple du Congo, ce documentaire analyse la conquête du continent africain par l'Empire du Milieu.

Plus d'infos sur la page facebook de L'Envers du Monde 

Source: communiqué l'envers du monde
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