État et Gouvernement prolongent le financement du régime de solidarité

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©Facebook Lana Tetuani
Édouard Philippe a signé vendredi avec le président de la Polynésie Édouard Fritch la prolongation pour un an d'une convention pour financer le régime de solidarité en Polynésie, qui est arrivée à son terme et doit être prochainement renégociée.
"Nous devions dans les mois à venir discuter d'une autre convention mais compte tenu de l'urgence de la situation de la Polynésie, on a signé la reconduction claire et nette de cette convention", s'est félicité Edouard Fritch à la sortie de sa rencontre avec le Premier ministre.
Cette convention, signée il y a trois ans pour accompagner le Régime de solidarité de Polynésie française (RSPF), une caisse d'assurance maladie destinée aux plus démunis, en déficit chronique, se terminait en 2017. La signature de l'avenant étend jusqu'à la fin 2018 la contribution de l'Etat, à hauteur de 12 millions d'euros par an.

La Polynésie française et le gouvernement vont dans le même temps travailler sur un futur régime de solidarité élargi, avec l'aide de l'expertise d'une mission de l'Inspection générale qui se rendra en Polynésie, a-t-on précisé dans l'entourage du Premier ministre.
Edouard Philippe a par ailleurs "confirmé l'intervention de l'Etat dans la construction du câble numérique qui va désenclaver l'archipel des Marquises et l'archipel des Tuamotu", a précisé M. Fritch. "C'est un projet d'environ 6 milliards de francs pacifique (50 millions d'euros) et l'Etat participera à hauteur d'un milliard", a indiqué le président polynésien, largement réélu en mai à la tête de la Polynésie.
M. Fritch a aussi demandé au Premier ministre que soit "rapidement construit" en Polynésie "le centre de mémoire" des essais nucléaires. De 1966 à 1996, les atolls de Mururoa et Fangataufa ont été le théâtre de 193 essais nucléaires, qui ont eu des effets sur la santé et l'environnement des populations.

"Ce centre de mémoire dépend d'un terrain qui appartient à la Défense, qui a du mal à le céder", a expliqué M. Fritch.
Enfin, il a invité le Premier ministre à se rendre "au mois de février-mars" en Polynésie, où se tiendra un forum sur les Pays et territoires d'Outre-mer (PTOM). "Aujourd'hui avec le Brexit, la France est le seul pays européen présent dans le Pacifique. Il est important qu'il vienne marquer la présence de l'Etat.

Écoutez Édouard Fritch juste après sa rencontre avec le premier ministre;

Interview Fritch Paris

 

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